La Suisse lance une expérimentation pour délaisser Microsoft 365

 
La Suisse veut réduire sa dépendance à Microsoft. Le gouvernement fédéral va tester une alternative open source à Microsoft 365 sur 3 000 ordinateurs, dans le cadre d’une vaste expérimentation autour de la souveraineté numérique.
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Microsoft continue de susciter la défiance des États. L’entreprise américaine n’est désormais plus la bienvenue sur les PC de l’administration française. La France a en effet fait le choix de basculer progressivement de Windows vers Linux, dans le cadre d’un vaste chantier visant à réduire la « dépendance numérique extra-européenne ». Un mouvement que la Chine aurait également engagé, selon XDA-Developers.

Cette fois, c’est un pays plus proche de nous qui pourrait lui aussi prendre ses distances avec Microsoft. La Suisse vient de lancer une expérimentation sur près de 3 000 ordinateurs de l’administration fédérale afin de remplacer Microsoft 365 par une solution open source d’origine allemande.

Une transition en douceur

Cette transition fait suite à une première expérimentation menée auprès de 172 agents volontaires, qui ont pu tester OpenDesk, une suite collaborative open source développée en Allemagne par le Centre allemand pour la souveraineté numérique (ZenDiS). Face à des résultats jugés positifs, la Chancellerie fédérale a décidé de passer à l’étape suivante avec un programme beaucoup plus vaste. D’ici fin 2027, environ 3 000 collaborateurs pourront utiliser cette solution, soit 7 % des postes.

Il ne s’agit toutefois pas encore de remplacer Microsoft 365 du jour au lendemain. Dans un premier temps, OpenDesk sera déployé comme une solution autonome, en parallèle de la suite de Microsoft. Si cette nouvelle phase se révèle concluante, la Suisse pourrait alors envisager d’étendre son dispositif au reste de sa flotte informatique.

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La Suisse se montre donc plus prudente que la France et ne prévoit pas, à ce stade, de couper définitivement les ponts avec Microsoft. Le gouvernement suisse reconnaît d’ailleurs qu’une solution open source ne lui permet pas encore de « remplacer simplement et complètement les solutions Microsoft en place au sein de son architecture informatique », précise Le Temps.


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