Test de la Razer Naga Pro : la souris à tout faire

Non, elle ne fait pas téléphone

 

Introduction

La souris Razer Naga, destinée aux joueurs de MMO et MOBA est aujourd'hui disponible dans une nouvelle version sans-fil que nous vous proposons de découvrir dans notre test complet.

Razer Naga Pro

Lancée en 2009, la gamme Naga de Razer a profité de très nombreuses versions au fil des années. Conçue à l’origine pour les joueurs de MMORPG, les dernières itérations profitent d’une conception modulaire qui permet à chacun d’y trouver son compte.

La Naga Pro se présente comme la synthèse de la gamme avec une triple-connectivité, un capteur performant et toujours ce système de coques interchangeables. Si elle est proposée à un tarif plutôt élevée, elle semble avoir de très nombreux atouts à faire valoir.

Une prise en main naturelle, une conception modulaire

Razer ne prend pas beaucoup de risque avec le design de cette « nouvelle » Razer Naga Pro. En effet, la souris reprend le même design que la Naga Trinity sortie en 2018, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Entièrement construite en plastique, la Naga Pro reprend donc la forme singulière et éprouvée de sa grande sœur.

Razer Naga Pro

Le design est identique à celui de la Naga Trinity // Source : Edouard Patout pour Frandroid

On profite d’une souris à la forme finalement très ergonomique et qui épouse à merveille le creux de la main. Un peu déroutante au premier abord, cette forme se révèle vraiment agréable et c’est un plaisir d’utiliser la souris au quotidien. À la différence de la plupart des autres souris du marché, la Naga Pro est plutôt « courte » sur sa partie arrière et se glisse au creux des doigts plutôt qu’au creux de la main.

Razer Naga Pro

La prise en main est particulièrement convaincante // Source : Edouard Patout pour Frandroid

Cette forme appelle logiquement une prise en main palm grip (la main posée sur la souris) plutôt que claw grip (les doigts repliés comme des griffes) ou finger tip (la souris tenue du bout des doigts). Le corps de la souris s’étend d’ailleurs légèrement à son extrémité droite pour laisser l’annulaire se reposer naturellement sur sa coque. L’auriculaire trouvera quant à lui sa place sur le côté et profitera d’un petit grip en caoutchouc texturé.

Razer Naga Pro

Les doigts trouvent naturellement leur place sur la coque très ergonomique // Source : Edouard Patout pour Frandroid

Les deux clics principaux dont les extrémités sont franchement incurvées sont solidaires du reste de la coque. Heureusement, cette caractéristique ne gêne en rien leur utilisation et aucun problème de rebond désagréable n’a été constaté durant notre test. En plus de deux boutons personnalisables, le large espace entre les deux clics principaux accueille une imposante molette cerclée d’un éclairage, évidemment RGB. Cet éclairage est complété par le logo de la marque, lui aussi lumineux et situé sur l’arrière de la coque.

Razer Naga Pro

Le logo de la marque profite d’un éclairage RGB assez discret // Source : Edouard Patout pour Frandroid

Cette dernière se montre plutôt stable et propose des crans bien marqués, associés à un revêtement en caoutchouc qui la rendent agréable à utiliser. À noter également la présence de deux clics latéraux sur cette même molette, qui portent à 5 (si on ne compte pas les clics principaux) le nombre de boutons programmables, en dehors de la plaque latérale amovible.

Car oui, la Naga, qui est à l’origine une souris destinée aux joueurs de MMORPG, dispose d’un système de coques latérales interchangeables permettant d’adapter sa configuration en fonction des usages. Ces coques sont en fait aimantées et la liaison avec la souris est assurée par un connecteur à 16 pins. On notera également qu’un logement pour le dongle sans-fil est présent.

Comme sur la toute première Naga sortie en 2009, la première coque accueille un véritable « clavier » composé de 12 boutons numérotés. S’il n’est pas possible de passer des appels avec la Naga Pro, les joueurs de MMORPG y trouveront leur compte et pourront y attribuer bon nombre de sorts. Dans cette configuration, les boutons 1 à 6 restent très accessibles, mais il faudra une petite gymnastique supplémentaire pour atteindre les deux rangées suivantes qui ne tombent logiquement pas parfaitement sous le pouce. De plus, la distinction entre les boutons n’est pas forcément aisée.

Razer Naga Pro

Ici, le pouce tombe parfaitement sur le « clavier » // Source : Edouard Patout pour Frandroid

La deuxième coque, plus raisonnable, se contente de « seulement » 6 boutons un peu plus saillants. Ils tombent parfaitement sous la dernière phalange du pouce et peuvent presque être activés sans avoir à déplacer le doigt. Cette coque profite également d’un grip en caoutchouc sur sa partie inférieure, pour une meilleure préhension.

Razer Naga Pro

L’ensemble des accessoires fournis avec la Naga Pro // Source : Edouard Patout pour Frandroid

Enfin, la Naga Pro est livrée avec une ultime coque plus classique, équipée de 2 larges boutons non numérotés qui rappellent donc la plupart des souris gamer du marché. On réservera cette dernière pour les jeux de tir à la première personne qui sont moins exigeants en matière de boutons et macros.

Il faudra ensuite retourner la souris pour découvrir les dernières surprises qu’elle abrite. À commencer par sa triple connectivité. En effet, la Naga Pro peut être utilisée, au choix : en filaire, en Bluetooth, ou via la connectivité 2,4 GHz avec le dongle fourni. La bascule entre les différents modes se fait via un commutateur à 3 positions. On remarque également la présence d’un bouton associé à une petite LED d’indication qui permet de basculer entre les différents profils sauvegardés sur la souris.

Razer Naga Pro

Le dessous de la souris est finalement très chargé // Source : Edouard Patout pour Frandroid

La Naga Pro étant pensée pour fonctionner principalement en sans-fil, elle devra logiquement être rechargée régulièrement. Pour ce faire, on pourra au choix utiliser le câble USB fourni dans la boite ou utiliser le dock vendu séparément (ainsi qu’avec certaines autres souris de la marque comme la Viper Ultimate). Ce dock a l’avantage d’être raccordé directement au PC et propose en plus un port USB A pour y connecter le dongle. Ici, il faudra se contenter du câble micro-USB fourni et du petit adaptateur permettant d’approcher le dongle au plus près de la souris pour limiter la latence.

Razer a équipé sa Naga Pro de 5 patins en PTFE qui lui assurent une excellente agilité sur un tapis de souris. Dans le cas d’une utilisation filaire, le câble fourni, d’environ 1,8 mètre, se révèle très léger et très souple et ne sera donc pas un obstacle. Seul son poids assez conséquent de 117 grammes pourra par contre rebuter les joueurs les plus exigeants.

Après ce très long pavé consacré au design et à l’ergonomie, vous aurez compris que sur ce point, la Naga Pro fait un quasi-sans-faute. Les seuls petits défauts qu’on peut lui reprocher sont donc sa prise en main particulière (bien que très confortable) et son poids assez élevé.

Un pilote toujours aussi complet

Malgré ses spécificités, la configuration de la Razer Naga Pro s’effectue de façon simple et efficace à l’aide du pilote Razer Synapse, déjà présenté lors de notre test du Cynosa V2. L’applicatif propose ainsi plusieurs onglets dédiés à chacun des aspects de la souris.

On commence avec une première page dans laquelle on viendra configurer chacun des boutons de la souris. Tous les boutons (à l’exception du clic gauche) peuvent être réattribués avec les fonctions de notre choix. Ces fonctions vont des simples raccourcis clavier, aux macros en passant par des interactions multimédias ou encore des fonctionnalités liées directement au pilote Synapse.

Razer Naga Pro - Synapse

Les possibilités offertes sont très complètes et on appréciera ici la présence de la fonction Hypershift permettant d’attribuer une seconde fonction à tous les boutons. De plus, Razer a eu la bonne idée de permettre la personnalisation séparée de chacune des faces interchangeables. De ce fait, il n’est pas nécessaire de mettre en place une face spécifique pour pouvoir la personnaliser.

Razer Naga Pro - Synapse

On passe ensuite à l’onglet performances dans lequel on dispose d’un réglage de la sensibilité pouvant monter jusqu’à 20 000 DPI. On pourra définir 5 paliers différents et la bascule entre ces derniers s’effectuera à l’aide d’un bouton dédié. C’est également sur cette page qu’on viendra modifier la fréquence de polling qu’on vous conseille de toute façon de laisser à 1000 Hz.

On s’attaque ensuite à l’éclairage RGB qui profite ici de plusieurs options intéressantes. Le pilote nous laisse notamment la possibilité de gérer l’intensité de l’éclairage via un curseur dédié, toujours pratique pour une souris sans-fil où l’autonomie est un point crucial. Toujours dans cette optique d’économie d’énergie, l’éclairage peut être désactivé après une période d’inactivité et/ou lorsque l’écran du PC est éteint. Enfin, les plus motivés pourront se tourner vers le module Razer Chroma pour configurer finement les effets d’éclairage et éventuellement les synchroniser avec les autres périphériques de la marque ou des éclairages Philips Hue.

Razer Naga Pro - Synapse

On passe rapidement sur le menu calibrage dont il est difficile de mesurer l’impact. Razer propose différents profils pour ses tapis de souris, mais il est possible de calibrer la souris manuellement pour votre tapis. De notre côté nous n’avons pas constaté de grande différence avant et après calibration.

En plus des options d’éclairage citées plus haut, un menu est dédié uniquement à la gestion de l’énergie de la souris. Ainsi, cette dernière se mettra automatiquement en veille si elle n’est pas utilisée pendant plusieurs minutes (le délai pouvant être personnalisé). De la même façon, en dessous d’un certain pourcentage de batterie restante, la Naga Pro passera en mode économie d’énergie, qui limitera logiquement ses performances.

Razer Naga Pro - Synapse

Comme toujours, tous les réglages cités ici sont enregistrés dans des profils, qu’on associera idéalement avec nos jeux ou applications pour que la bascule se fasse automatiquement et de façon transparente. La Naga Pro dispose également d’une mémoire interne qui autorise la sauvegarde des profils directement dessus, pour se passer du pilote Synapse, une fois la souris configurée.

Des performances exemplaires

Pour juger des performances de la Naga Pro, nous avons décidé de la mettre à l’épreuve sur Guild Wars 2, un MMORPG bien connu, mais également sur Call Of Duty : Modern Warfare, un FPS tout aussi célèbre pour lequel la souris devrait se montrer moins à l’aise.

Si nous ne sommes pas forcément de grands amateurs de MMORPG, il faut bien avouer que la présence de très nombreux boutons permet de décupler le nombre d’actions par seconde. Cette caractéristique est tout aussi vraie en jeu qu’en bureautique où on pourra gagner en productivité sur des logiciels créatifs comme Premiere Pro ou Photoshop (pour ne citer qu’eux).

Razer Naga Pro

La configuration à 12 boutons offrent de nombreuses possibilités // Source : Edouard Patout pour Frandroid

Pour être tout à fait francs, nous n’avons aucune critique à faire sur le capteur optique de la Naga Pro. Celui-ci répond parfaitement dans toutes les situations et encaisse sans mal les accélérations les plus brusques sur des parties nerveuses de Call Of Duty. Comme à notre habitude, la sensibilité avait été définie sur une valeur assez faible de 800 DPI.

Du côté de la connectivité sans-fil, c’est un sans faute également. Le dongle était placé au plus près du tapis, grâce au petit adaptateur fourni dans la boite. Nous n’avons constaté aucune coupure ni aucune latence lors de notre test, étalé sur 2 semaines. Impossible de faire la distinction entre la connectivité sans-fil et une connexion filaire. En revanche, une latence est évidemment ressentie lorsque la Naga Pro est utilisée en Bluetooth.

Razer Naga Pro

La Naga Pro et sa forme singulière // Source : Edouard Patout pour Frandroid

La forme ergonomique de la souris permet également d’éviter la fatigue musculaire et articulaire. Il nous a été possible d’utiliser la Naga sans aucune gêne pendant plusieurs heures. Nous avons également apprécié la qualité des différents boutons, que ce soit les clics principaux et les boutons latéraux. Ils proposent tous un clic bien marqué et très réactif qui permet d’enchainer les actions sans aucune difficulté.

Seul le poids de 117 grammes pourra en gêner certains qui, comme votre serviteur, sont plutôt habitués à des souris poids plume comme la Viper Ultimate que j’utilise habituellement. De la même façon, la forme un peu imposante de la Naga implique évidemment une perte de « maniabilité » sur des titres très exigeants.

Razer Naga Pro

La Naga Pro est compatible avec le Mouse Dock de Razer // Source : Edouard Patout pour Frandroid

Enfin, nous concluons cette partie performances en abordant l’autonomie de cette Naga Pro, annoncée à 125 heures par le constructeur. Dans les faits, il est difficile de mesurer précisément cette valeur, d’autant que l’éclairage RGB y sera pour beaucoup. Toujours est-il qu’il est possible d’utiliser la Naga pendant plusieurs journées complètes (8h-18 h), sans avoir besoin de la recharger.

Prix et disponibilités de la Razer Naga Pro

La souris Razer Naga Pro est disponible au prix conseillé de 169,99 euros et référencée chez certains commerçants comme Amazon en attendant des stocks.

Note finale du test
9 /10
C'est un quasi-sans-faute pour cette nouvelle itération de la Razer Naga. Avec sa construction solide, son système modulaire convaincant autorisant pléthore de configurations et d'usages, la Naga Pro se présente comme une véritable souris à tout faire.

Les performances ne sont pas en reste et sont à la hauteur de ce que Razer sait faire depuis de nombreuses années maintenant.

Seules ombres au tableau : son prix élevé, tout comme son poids. Sans oublier sa forme particulière qui, bien que confortable, ne plaira pas forcément à tout le monde.
Points positifs
  • Construction convaincante
  • Ergonomie au poil
  • Modularité appréciable
  • Performances générales
  • Pilote complet et efficace
  • Autonomie suffisante
Points négatifs
  • Un peu lourde
  • Forme pas forcément adaptée à tous
  • Prix élevé

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