Alors que la majorité des constructeurs se sont d’ores et déjà positionnés sur le créneau de l’électrique, le fabricant japonais Mazda affichait un certain retard au démarrage. Retard que le groupe tentera de combler à l’aide d’une voiture électrifiée introduite en 2020, suivie d’hybrides dans les années suivantes.

S’il y a bien un créneau que les fabricants de voitures ne doivent pas rater au cours des prochaines années, c’est bien celui de l’électrique. Tous, ou presque, multiplient les projets en ce sens en nourrissant des espoirs certains quant à leurs chances de devenir des leaders du secteur. Jusque-là inexistant, Mazda a décidé de sortir les griffes pour lui aussi se positionner non plus comme un spectateur, mais comme un véritable acteur.

Focus sur l’électrique

Son CEO, en la personne d’Akira Muramoto, s’est fendu de quelques croustillantes déclarations à l’occasion d’une interview accordée à Automotive News Europe. En premier lieu, sachez que Mazda ne comptera pas sur ses partenaires — comme Toyota — pour développer ses solutions : elle le fera par elle-même, du moins dans un premier temps, comme l’indique M. Muramoto.

« Nous développons une nouvelle architecture aux côtés de Toyota, mais nous introduirons d’abord notre propre véhicule électrique basée sur une architecture Mazda, en 2020 », peut-on lire au cours de l’entretien. 2020, donc, marquera un tournant dans l’histoire de la firme asiatique, qui commercialisera sa toute première voiture électrique. Suivie, en 2021 ou 2022, de plusieurs plug-in hybrides, précise le PDG du groupe.

Des normes européennes à respecter

Il faut dire que la compagnie du Pays du Soleil levant dispose d’une marge de manœuvre pour le moins réduite si elle souhaite poursuivre son activité sur le sol européen sans aucune amende. Comme le précise Autoblog — aussi mentionné par le Conseil international sur les transports propres — , les normes du Vieux Continent en matière d’émissions de CO2 ne lui laissent pas vraiment le choix.

D’ici 2021, les flottes automobiles devront produire 95 grammes de CO2 par kilomètre, selon le cycle NEDC, ou 115 grammes de CO2 par kilomètre, d’après la norme WLTP. Or, selon le cabinet d’expertise JATO Dynamics, cité par Automotive News Europe, Mazda émettait en 2018 135 grammes de CO2 par kilomètre (norme NEDC). Une moyenne bien trop élevée pour les institutions européennes, qui ne manqueront pas de rappeler à l’ordre la structure japonaise en cas de manquement à la règle.