Ils sont bannis en France, ces 8 smartphones n’auraient jamais dû atterrir dans votre poche

 
L’ANFR vient de taper du poing sur la table. L’agence ordonne le retrait immédiat de huit smartphones du marché français. Entre des niveaux d’ondes qui dépassent les bornes et des appareils vendus sans aucune certification européenne, la coupe est pleine.

Des smartphones qui vous irradient plus que prévu ou qui n’ont jamais été certifiés pour l’Europe se baladent dans la nature.

L’Agence nationale des fréquences (ANFR), le gendarme des ondes en France, vient de publier deux décisions de sanction. Au total, huit modèles sont visés par un retrait du marché et un rappel immédiat.

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Ce n’est pas anodin. Si nous avons l’habitude des petits rappels à l’ordre pour des mises à jour logicielles (souvenez-vous de l’iPhone 12), ici, on parle de manquements graves. D’un côté, des appareils qui dépassent le seuil réglementaire de 4 W/kg pour le DAS membre. De l’autre, des téléphones vendus sur Cdiscount sans marquage CE.

Quand le smartphone chauffe (trop)

Commençons par le problème sanitaire. Deux modèles de marques dites « rugged » (renforcées), souvent prisées par les pros du bâtiment ou les randonneurs, sont concernés : le HOTWAV Note 13 et le FOSSIBOT F105.

Le problème ? Ils dépassent la limite de 4 W/kg pour le DAS « membre ». Pour rappel, le Débit d’Absorption Spécifique mesure l’énergie des ondes absorbée par votre corps. Ici, quand le téléphone est tenu à la main ou dans une poche de pantalon, il émet trop. L’ANFR a mis en demeure les sociétés responsables (Shunshun GmbH et Success Courrier SL), mais le mal est fait.

Ces marques, souvent inconnues du grand public, mais très présentes sur Amazon ou Cdiscount via des vendeurs tiers, jouent parfois avec les limites physiques pour assurer une meilleure accroche réseau. Bref, interdiction de vente et rappel des exemplaires déjà vendus. Si vous en avez un, rapportez-le.

Le far west des marketplaces

L’autre volet de la décision est plus révélateur de l’état du marché actuel. L’ANFR a identifié six modèles vendus sur Cdiscount qui n’auraient tout simplement jamais dû franchir la frontière.

La liste est hétéroclite :

  • KXD Classic A10
  • Oppo F11 (CPH1911)
  • Vivo Y79A
  • Oscal Flat 1C
  • Blackview Wave 6C
  • Hotwav Cyber 15

Regardez bien les noms. On y trouve du Oppo et du Vivo. Ces marques ont pourtant pignon sur rue (ou l’avaient), mais les modèles visés ici (F11, Y79A) sont des imports gris. Ce sont des versions destinées aux marchés asiatiques, importées sans mise en conformité.

L’ANFR est formelle : absence de marquage CE, pas de documentation technique, non-respect des procédures. C’est illégal.

L’agence n’a même pas pris la peine de tester leur DAS. À partir du moment où la paperasse administrative et de sécurité n’est pas là, le produit est considéré comme dangereux par défaut. C’est une piqûre de rappel brutale pour les plateformes comme Cdiscount qui laissent passer ces produits via des vendeurs tiers douteux.

Méfiez-vous des « bonnes affaires »

Qu’est-ce que ça signifie pour vous ? Que l’étiquette « vendu en France » sur une marketplace ne garantit pas la conformité du produit.

Les importateurs épinglés ici, comme Apex CE Specialists GmbH ou Bigm Trading, opèrent souvent en flux tendu depuis la Chine ou via des entrepôts logistiques sans contrôle rigoureux.

Si vous possédez l’un de ces appareils, la consigne est stricte : contactez le vendeur pour un remboursement ou un échange. Mais soyons réalistes, avec des vendeurs basés à l’étranger ou des sociétés écrans, la procédure risque d’être pénible.


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