La NSA dément les informations rapportées par Le Monde et selon lesquelles l’agence de renseignements américaine aurait espionné les communications de certains Français pendant plusieurs semaines.

NSA

Nous évoquions récemment les faits relatés par Le Monde, et qui avaient de quoi soulever plus d’une interrogation : la NSA aurait intercepté les communications de particuliers durant un mois, à la fin de l’année 2012, récoltant ainsi plus de 70 millions de communications enregistrées. 3 millions d’appels et SMS interceptés quotidiennement, ce n’est pas rien, et l’information a suffisamment rebattu les oreilles de l’agence américaine pour qu’elle se fende d’un communiqué de presse.

« Des articles récents publiés dans le quotidien Le Monde contiennent des informations inexactes et trompeuses concernant les activités du renseignement américain à l’étranger. L’accusation selon laquelle la NSA a collecté plus de 70 millions d’enregistrements téléphoniques en France est fausse« , indique ainsi le directeur de la NSA, James R. Clapper, qui considère toutefois que la plupart des nations pratiquent la collecte d’informations auprès d’autres pays, sans exception à attribuer aux États-Unis : « Nous avons à plusieurs reprises clarifié le fait que les États-Unis rassemblent des informations du même ordre que toutes les nations« , ajoute-t-il ainsi. Aucun démenti n’a en outre été apporté par la NSA au sujet d’espionnage pratiqué auprès de diplomates français aux USA. Un communiqué qui reste assez peu convaincant, d’autant plus que Le Monde persiste et signe, dans la mesure où les documents qui sont en sa possession lui semblent être suffisamment clairs. Il  faut dire qu’un tel démenti ne dément en réalité pas grand chose, puisqu’il est avant tout ici question de vocabulaire : la NSA dément avoir enregistré des communications, mais n’indique en rien ne pas avoir conservé une transcription des données échangées. Le Monde évoquait en ce sens des informations « rapportées » et non « enregistrées ». Un chipotage sémantique qui éclaire l’affaire sans la clore.