L’État de Californie a rejeté le projet de loi visant à incorporer dans tous les smartphones du territoire US un système destiné à effacer les données à distance ou rendre le terminal inutilisable.

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La Californie dit non

Nous en parlions il y a peu, les smartphones américains pourraient être équipés d’un système anti-vol dès 2015. Surnommé « Kill Switch », ce système permettrait entre autre d’effacer les données à distance, de verrouiller l’utilisation du téléphone, de le débloquer une fois retrouvé, ou encore de le restaurer. C’est la CTIA qui était parvenue à mettre d’accord les constructeurs afin d’adopter ce projet de loi.

Etrangement, la Californie vient de le rejeter, par le biais de son Sénat. Lors du vote, la loi n’a pas été adopté puisqu’il fallait qu’elle recueille 21 voix, mais n’en a obtenu que 19. Une chose étrange dans un état où le sénateur Mark Leno a mené un lobbying de longue haleine pour faire entendre raison aux autres têtes pensantes, avançant des chiffres de criminalité en augmentation constante. Le système n’y devient du coup pas obligatoire.

 

Mais peu importe

En fin de compte, ce n’est pas très grave. Et ce, qu’il s’agisse de la Californie ou de quelconque autre État. Le projet de loi est simplement un cadre légal, un socle, pour la mise en pratique de ce type de technologies (effacement des données, restauration…). En réalité, c’est bel et bien l’accord trouvé entre les constructeurs et la CTIA qui permet sa mise en place. Cette association des opérateurs et équipementiers mobiles a réussi à fédérer de nombreux constructeurs tels que HTC, Samsung, Apple, Google, Nokia, Microsoft, et Huawei, mais également cinq opérateurs US. Ce type de fonctionnalités seront donc accessibles au plus grand nombre, même en Californie. 

D’ailleurs, ce type de système de sécurité existe déjà chez plusieurs constructeurs, ou développeurs. Chez Apple, avec Activation Lock. Chez Google avec Android Device Manager. Et chez d’autres, ainsi qu’une myriade d’applications sur le Play Store. Preuve encore une fois que cette loi n’a pour but qu’une uniformisation de pratiques déjà existantes, et surtout leur simplification, puisqu’elle ne reposeraient plus, dans le cas de Kill Switch, sur la seule connaissance des mobiles du côté des utilisateurs.