En raison d’administrateurs communs à ces deux sociétés, l’administration états-unienne a décidé d’enquêter pour savoir si la concurrence est respectée (une procédure que l’on aimerait voir plus souvent en Europe) et ce notamment concernant Android et l’iPhone.

L’enquête devra déterminer si Eric Schmidt et Arthur Levinson, administrateurs à la fois d’Apple et de Google agissent bien dans l’intérêt de chaque société mais sans entente.

Cependant, nous souhaitons bon courage à l’administration états-unienne pour démontrer un quelconque conflit d’intérêt.

En effet, Android est le produit d’un consortium dans lequel se trouve de nombreux concurrents d’Apple. Il faudra donc départager clairement le rôle, non pas de Google, mais d’Eric Schmidt et Arthur Levinson au sein de l’OHA. Mais en plus Android est un logiciel libre qui ne rapporte rien à Google.

Par ailleurs, comme nous l’écrivions tantôt, que l’iPhone ou Android remporte la mise, Google n’en a cure. Ce qu’il veut, c’est que les utilisateurs disposent de terminal avec un accès à internet décent rendant l’utilisation de ses services obligatoires afin d’accroître ses revenus publicitaires.

En clair, un modèle économique à cent lieux de celui d’Apple mais surtout un modèle qui n’entre pas en conflit avec l’avènement de l’iPhone puisque ce dernier terminal fait aussi parti de la stratégie de Google.

Reste, pour les Etats-Unis, à s’interroger sur l’existence d’éventuelles ententes entre Google et Apple qui puissent être imputable à la seule présence de deux administrateurs communs. Pour cela, il faudra se demander quel portail vidéo ou quel moteur de cartographie était le plus enclin à être intégré à l’iPhone.