Pour Bert Nordberg, le CEO de Sony Ericsson, c’est un choix délibéré si la marque ne s’aventure pas encore dans le domaine des technologies à double cœur. Il n’y a aucun plan à l’heure actuel pour des mobiles sous Windows Phone.

Sony Ericsson a décidé en septembre 2010 d’abandonner Symbian pour se dédier à Android. Le système vieillissant ne faisait plus recette et en voyant la décision de Nokia, ce fût un un bon choix. Aujourd’hui la marque propose à la fois des smartphones et des téléphones portables (également appelés « feature phones »).

Alors qu’en 2010, les premiers pas de la marque avec les smartphones étaient très fastidieux, l’année 2011 est quasiment exemplaire. Les modèles sont plus nombreux, rapidement mis à jour, ont la possibilité d’avoir leur bootloader déverrouillé… Une critique souvent faite à cette entreprise est l’absence dans sa gamme d’un modèle avec un processeur double-coeur. La quasi totalité de ses concurrents ont déjà mis le pied sur ce nouveau marché, mais tout montre que ce n’est pas une priorité pour l’instant. En effet, le Xperia Arc S annoncé à l’IFA est encore sur une architecture simple-coeur.

Dans une interview au Wall Street Journal, le CEO de l’entreprise explique ce choix :

« Nous sommes très prudents et nous ne nous jetons pas sur les nouvelles technologies, simplement parce qu’il n’y a aucune garantie que les consommateurs vont acheter, juste parce que nous développons avec. »

Android est aujourd’hui fortement caractérisé par ses modèles d’entrée et de milieu de gamme, qui lui laissent de la marge sur ses concurrents. En effet, ceux-ci ont au contraire tendance à privilégier le milieu et haut de gamme. Ce choix permet également à Sony Ericsson d’inclure une architecture matérielle relativement similaire d’un modèle à l’autre. Par conséquent, les mises à jour arrivent quasi-simultanément sur tous les terminaux (sortis en 2011). D’autre part, cela engendre également des optimisations beaucoup plus avancées, de par le savoir-faire acquis. La réponse à cette question concerne également la LTE, mais qui, il est vrai, n’en est qu’à ses débuts.

Des rumeurs, il y a quelques semaines, étaient arrivées suite à une fuite d’un modèle sous Windows Phone. Mais Bert Norderberg dément :

« Je ne me sentirais pas à l’aise pour investir sur une plateforme qui n’est pas aussi bonne que celle que nous utilisons actuellement. »

Il reste toutefois curieux sur cette plateforme, ce qui pourrait expliquer le terminal, qui ne devrait donc jamais être mis à la vente au grand public. Bien qu’une guerre des brevets fasse rage et que Motorola Mobility ait été rachetée par Google, cela ne semble pas avoir découragé la co-entreprise.

Les résultats financiers de la firme n’ont pas été excellents au trimestre dernier. L’une des principales raisons est la forte chute de la part de marché au niveau mondial et les événements du Japon qui ont freiné l’arrivée des nouveaux modèles. Elle est ainsi passée de 4,3% au troisième trimestre 2009, à seulement 1,7% au second de 2011. Actuellement, les smartphones représentent 70% de la gamme et devraient passer à 100% à l’été 2012.

via Xperia Blog