Aujourd’hui un débat très intéressant est lancé sur l’impact des applications financées par la publicité.

Comme évoqué précédemment, le modèle du financement par la publicité est peu rentable, mais il séduit beaucoup les utilisateurs. Il apporte l’intérêt, très facilement compréhensible, de ne pas avoir à ouvrir le portefeuille pour  profiter d’une application. On débat très facilement du problème de la vie privée impactée par de la publicité omniprésente. Mais ce n’est pas ici la question.

Une étude de chercheurs américains s’est posée la question de l’impact de la publicité sur l’autonomie du téléphone.En effet, selon les services de publicité, plusieurs techniques très consommatrices de ressources sont utilisées.

La publicité a nécessairement besoin de fonctionner avec l’accès à Internet. Et cette ressource est très coûteuse. En effet, si la puce Wifi peut être très bien optimisée, la puce mobile (2G et encore plus 3G), est très gourmande. Réaliser des requêtes réseaux pour demander aux serveurs quels sont les publicités à afficher coûte cher. Et quand la publicité change toutes les minutes, c’est autant d’échanges réseaux qui sont provoqués.

Certains services de publicités ont introduit, il y a peu, la publicité en notification. Bien plus intéressante pour l’annonceur, elle permet parfois de rémunérer aussi l’utilisateur. Mais pour ces technologies, une connexion permanente est requise pour que le serveur puisse de lui même envoyer des informations au téléphone. Et le maintient de cette connexion peut coûter plus cher que recréer la connexion au besoin.

Enfin, afin d’améliorer l’expérience utilisateur et pour proposer des publicités plus attirantes, de nouveaux formats « interactifs » émergent. Ils sont effectivement plus intéressants pour les annonceurs car mieux acceptés, et sont mieux intégrés et plus intelligent, donc les utilisateurs préfèrent. Mais l’interactivité, c’est aussi demander au téléphone de réaliser plus d’actions et donc de solliciter plus le processeur, et de consommer plus.

La publicité mobile est tiraillée entre les contraintes techniques et l’innovation. Il faut plus d’innovation pour que la publicité deviennent de plus en plus acceptable pour l’utilisateur et efficace pour l’annonceur, mais le mobile est très contraint matériellement. Et cette innovation sollicite de plus en plus le matériel.

Le bilan est que la publicité peut provoquer jusqu’à 75% de la consommation de l’application. Est ce que ça vous fait vous poser des questions sur vos usages ? La solution ne doit-elle pas venir de l’augmentation de l’autonomie des terminaux ?

L’étude est accessible ici.