Android One, le programme de Google pour démocratiser Android dans les pays émergents, a été lancé en septembre dernier en Inde. Toutefois, les terminaux étaient uniquement disponibles en ligne. Les marques ont donc souhaité les vendre en boutiques physiques, mais ces dernières ne semblent pas très coopératives.

Android One

Le lancement d’Android One pourrait bien être un échec. En effet, le programme a été lancé à la mi-septembre en Inde. Le but est de proposer aux pays émergents des terminaux bon marché sous Android pour démocratiser l’utilisation du smartphone dans ces pays. Les trois fabricants partenaires de l’opération (Micromax, Karbonn et Spice) avaient choisi un canal de distribution peu répandu en Inde pour l’achat des smartphone : les revendeurs sur Internet avec Flipkart, Amazon et Snapdeal. Le problème, c’est que seulement 12 % des Indiens feraient leurs courses de terminaux mobiles sur Internet. Les ventes n’étaient donc pas au beau fixe et il a fallu trouver une autre solution.

Les trois constructeurs ont donc cherché à vendre leurs terminaux dans les boutiques physiques indiennes. Malheureusement, ces dernières n’ont pas apprécié que la vente se soit d’abord déroulée sur Internet. Les principaux revendeurs physiques ont donc tout simplement boudé les smartphones Android One, à l’exception de deux chaînes (The MobileStore et UniverCell). Ces dernières proposent à leurs clients uniquement le terminal de Karbonn et veulent s’assurer que les ventes fonctionnent bien avant de proposer les deux autres terminaux. Pour le moment, il semblerait que 80 % des ventes proviennent de boutiques physiques selon Spice, et Karbonn indique que 3 000 terminaux trouvent preneur chaque jour en boutique contre 500 sur Internet. Des chiffres un peu plus encourageants, mais pas assez.

En effet, Android One subit une concurrence féroce en Inde de la part de Motorola et Xiaomi. Les terminaux de ces deux constructeurs se vendraient bien mieux que les appareils issus du programme Android One. C’est surtout le cas du Moto E qui s’est plus vendu sur la même période que l’ensemble des trois terminaux du programme Google. En cause selon les revendeurs : l’absence de vente physique pour permettre aux clients découvrir les terminaux et l’écosystème Android One ainsi qu’une concurrence déjà présente dans le segment de prix de ces terminaux (environ 80 euros). Il aurait fallu apparemment plutôt traîner dans la fourchette des 50 euros pour réussir une percée. Un Android One 2.0 en perspective ?