La petite console Android, disponible depuis 2013 continue à faire couler beaucoup d’encre, après le partenariat établi avec Xiaomi et l’aide financière que lui apporté le groupe d’e-commerce chinois Alibaba. Mais la Ouya, qui avait explosé les records sur la plateforme Kickstarter, a toujours autant de mal à survivre. Et Razer pourrait la faire renaître de ses cendres.

Ouya

Souvenez-vous en 2013, la Ouya, la micro-console vendue pour 129 euros en Europe, explose les records sur la plateforme de crowdfunding Kickstarter en récoltant 8,6 millions de dollars auprès de 68 000 personnes, quand ses créateurs demandaient 950 000 dollars pour en démarrer la production. Ce joli succès est pourtant vite retombé. La console n’a pas reçu l’accueil escompté : après ses retards à la livraison, elle s’est vu reprocher un catalogue pauvre et un système manquant d’optimisation.

La start-up est confrontée depuis plusieurs mois à de gros problèmes financiers, malgré une alliance avec le géant chinois Xiaomi pour fournir directement la plateforme de jeu proposé par Ouya sur les box TV de la marque chinoise, mais aussi une aide financière de 10 millions de dollars par Alibaba, le géant du e-commerce chinois. Le magazine Fortune considérait le mois dernier que l’entreprise devrait être vendue au plus vite. Une aubaine pour Razer qui serait intéressé par le rachat de l’entreprise. Selon Cnet, les deux entreprises seraient en discussions pour intégrer l’équipe de Ouya à celles de Razer.

Un changement de politique pour Razer ?

Après la sortie des bracelets connectés le Nabu X et le Nabu, Razer est en train de diversifier son catalogue en proposant des objets, sortant du gaming cher à la marque. Avec cette rumeur de rachat de Ouya, Razer mettrait un pied dans la console de jeu lowcost et à son catalogue important de plus de 1000 jeux et quelques exclusivités comme TowerFall – disponible depuis peu sur PS4 et PC. 

La marque n’en est pas à son premier coup d’essai pour les micros consoles, elle avait sortie début 2015, une première version de sa Forge TV, reprenant des caractéristiques proches de la OUYA, mais avec une interface utilisateur bien plus sympathique et moins buguée, et surtout le support d’Android TV. Ce rachat pourrait lui permettre d’accroître son catalogue de jeux et de proposer une version 2 de qualité. On parle toutefois d’une conservation de la marque OUYA au sein du catalogue de Razer, ce qui reste logique, celle-ci ayant eu le temps de s’installer dans les esprits – du moins chez les technophiles.

Les négociations sont actuellement en cours. On devrait donc prochainement entendre parler de l’avenir d’OUYA qui, de success-story du jeu vidéo, incarne aujourd’hui la difficulté à trouver un modèle économique viable après une campagne de financement participatif à succès.