Twitter lutte activement contre les contenus terroristes sur sa plateforme. Et, dans 95 % des cas, ceux-ci sont détectés par les outils mis en place par le réseau social qui peut alors supprimer les comptes concernés relativement discrètement.

Les réseaux sociaux servent souvent de support aux contenus extrémistes faisant l’apologie du terrorisme. Toutes les plateformes tentent de lutter contre cela grâce à divers outils de modération. Et dans ce domaine, Twitter est régulièrement pointé du doigt pour son manque d’efficacité. Cependant, il semble y avoir du progrès.

Twitter a en effet publié son rapport semestriel « Transparency Report » qui couvre la période s’étalant du 1er janvier au 30 juin 2017. Ce document s’épanche notamment sur le nombre de signalements de violation des conditions d’utilisation émis par des représentants gouvernementaux de différents pays à travers le monde. On apprend ainsi que dans la catégorie « apologie du terrorisme », 338 signalements ont été recensés et ces derniers concernaient 1 200 comptes.

Un contrôle plus rigoureux

Ce nombre est en baisse de 80 % par rapport au dernier rapport de Twitter (2e moitié de l’année 2016). Et d’après Twitter, cela s’explique par un contrôle plus rigoureux en interne. L’entreprise à l’oiseau bleu affirme que dans 95 % des cas, ce sont les efforts de ses propres équipes qui ont abouti à la suppression de comptes extrémiste sur ce premier semestre 2017.

Et au total, Twitter indique avoir supprimé 299 649 comptes pendant cette période, dont 75 % avant même qu’ils ne postent leur premier tweet. The Next Web a contacté le réseau social pour savoir comment fonctionnent ses outils de modération, mais ce dernier a répondu qu’il n’était pas enclin à partager des informations sur lesdits outils, car cela pourrait permettre d’éviter à certains comptes d’être détectés.

98 % de signalements pour comportements abusifs

Précisons par ailleurs que l’immense majorité des signalements (98 %) émis par des représentants gouvernementaux concernaient des comportements abusifs et non l’apologie du terrorisme. En début d’année, le patron de Twitter avait notamment indiqué que la lutte dans ce domaine était l’une des principales priorités.