L’entreprise russe de cybersécurité, Kaspersky, représente un risque potentiel pour la sécurité des États-Unis, selon l’administration Trump. Les autorités soupçonnent la firme basée à Moscou d’être sous l’influence du Kremlin.

Kaspersky Lab est l’une des plus célèbres entreprises spécialisées dans la sécurité informatique. Que ce soit pour ses solutions antivirus ou sa traque de nouveaux malwares, le groupe s’est forgé un nom depuis sa création en 1997. Mais voilà, Kaspersky est une firme russe, basée à Moscou. Et à ce titre-là, elle représente une potentielle menace aux yeux des États-Unis.

Dite de cette manière, l’information est grossièrement résumée, mais c’est l’idée générale que l’on retient. D’après Reuters, l’administration du président Donald Trump a demandé à ses agences gouvernementales de supprimer tous les logiciels et outils fournis par Kaspersky de leurs systèmes informatiques. La raison ? Le spécialiste de la sécurité informatique serait perméable à l’influence de la Russie et, de ce fait, ses produits pourraient compromettre la sécurité nationale des États-Unis.

Cette nouvelle intervient dans un contexte géopolitique tendu entre Washington et le Kremlin. Les services de renseignements américains ont notamment accusé la Russie d’avoir influencé, par le biais de cyberattaques, la dernière élection présidentielle opposant Donald Trump à Hillary Clinton.

Kaspersky dément

Sans surprise, Kaspersky a rejeté toutes les accusations en indiquant que ses détracteurs n’interprétaient pas correctement les lois russes sur le partage d’informations entre les entreprises et l’État, précisant que celles-ci s’appliquaient uniquement aux services de communication. « Aucune preuve crédible n’a été publiquement présentée par une personne ou une organisation puisque les accusations sont basées sur de fausses allégations et des suppositions inexactes », affirme le groupe.

Le département américain de la Sécurité intérieure a diffusé une directive auprès de toutes les agences gouvernementales concernées leur ordonnant d’identifier tous les produits Kaspersky sur leurs réseaux dans les 30 jours et de les supprimer d’ici 90 jours.

Ce n’est pas la première fois que Kaspersky est sous le feu des critiques étasuniennes et cette nouvelle directive ne va sans doute pas arranger la situation entre les deux parties.