Après qu’un vendeur d’antivirus a affirmé que des smartphones Leagoo étaient contaminés par un cheval de Troie dès leur sortie d’usine, le constructeur chinois s’est insurgé et affirme que ces informations sont erronées.

Mensonges, injures et calomnies. On a tendance aujourd’hui à appeler tout ça des fake news. Et grosso modo, c’est ce que dénonce le constructeur chinois Leagoo. Le nom ne vous dit peut-être rien : ce fabricant s’est récemment fait remarquer avec son Leagoo S9 qui s’inspire du nom du Samsung Galaxy S9 pour copier le design de l’iPhone X.

Mais c’est pour une tout autre raison que Leagoo revient dans l’actualité. Il y a peu, le vendeur d’antivirus Dr. Web signalait aux consommateurs que 42 modèles de smartphones différents étaient infectés par un malware dès leur sortie d’usine. Dans la liste noire publiée, on trouvait 10 références Leagoo.

Un « soi-disant virus »

L’entreprise chinoise n’a pas manqué de publier un communiqué acrimonieux. On peut y lire que Leagoo avait été mis au courant de ce « soi-disant virus » avant de constater « qu’il s’agissait d’une fausse alerte virale causée par certains codes APK destinés à la publicité ». Ce problème d’alerte aurait ensuite été corrigé en urgence et aucun client de la marque n’a jamais signalé « des fuites d’informations personnelles ou bancaires en raison de la soi-disant « alerte au virus » ».

Aucun détail concernant ces fichiers APK destinés à la publicité n’est cependant livré dans le communiqué. Mais Leagoo précise que ces problèmes d’alertes de virus sont principalement dus à des différences « de mécanismes de détection de virus et d’algorithme entre les logiciels antivirus chinois et étrangers ».

Le fabricant affirme qu’il intégrera désormais un algorithme étranger dans son processus de test pour « mettre complètement fin aux problèmes d’alerte de virus ».

« Faux rapports »

Leagoo s’insurge contre le fait que divers médias à travers la planète ont écrit que des smartphones Leagoo d’entrée de gamme étaient infectés. L’entreprise estime que son image a été entachée et annonce qu’elle va prendre des mesures légales contre certaines publications pour obtenir justice après ces « faux rapports ». Le nom de Dr. Web, à l’origine de cette affaire, n’est jamais mentionné.

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