Selon une étude réalisée par une équipe japonaise, le sperme de saumon permettrait un meilleur recyclage des terres rares utilisées dans les batteries des smartphones, mais aussi de nombreux autres appareils électriques.

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C’est en tout cas ce qu’affirme Sciences et Avenir, qui a visiblement lu une partie d’une très sérieuse étude publiée en décembre dernier par un groupe de 7 chercheurs japonais et intitulée : « Récupération et séparation des éléments de terres rares en utilisant la laitance de saumon ». La laitance n’est ni plus ni moins que du sperme de poisson. Et selon ces chercheurs, la laitance permet un meilleur recyclage des terres rares contenues dans les produits électroniques, et plus particulièrement dans leurs circuits électriques ou leurs batteries. Selon Sciences et Avenir, actuellement, pour recycler les terres rares contenues dans ces appareils, il est nécessaire de broyer leurs circuits électriques puis de les plonger dans une solution acide pour enfin les extraire après un autre bain dans une solution chimique. Le problème de cette méthode, c’est que le taux de recyclage des terres rares n’est pas très élevé.

Et c’est là qu’entre en scène le sperme de saumon. Ces chercheurs japonais ont en effet démontré que la laitance permettait d’améliorer la dernière étape. « Les chercheurs japonais proposent l’utilisation de laitance de saumon lyophilisée, une poudre riche en ADN dont les groupements phosphates se lient facilement à de nombreux métaux dont les terres rares. Celle-ci est mélangée à une solution contenant des lanthanides, qui s’y fixent puis est récupérée par traitement acide et centrifugation », explique Sciences et Avenir. La méthode permet alors d’extraire 80 % des terres rares de la soution selon un spécialiste interrogé par le journal scientifique, mais elle pose encore des problèmes de séparation des éléments entre eux.

Finalement, le plus gros intérêt d’utiliser du sperme de saumon pour recycler les batteries ou les circuits d’appareils électriques provient surtout de son prix, très bas. Les chercheurs japonais déplorent en effet que les pisciculteurs nippons jettent chaque année des milliers de tonnes de laitance issue des saumons. Un gâchis, affirme Sciences et Avenir, d’autant plus que la demande mondiale en terre rare augmente continuellement d’année en année et que les stocks mondiaux sont très limités.