La Corée du Sud se montre décidée à faire stopper la prolifération du service de chauffeurs Uber dans le pays. Le CEO de la firme est même inquiété devant la justice.

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Au rythme où il va, Travis Kalanick, le CEO de la jeune firme Uber, va être plus menacé qu’Edward Snowden dans pas mal de pays. La société de chauffeurs privés, qui fait beaucoup d’ombre aux taxis, est vue d’un très mauvais œil par nombre d’autorités en raison de la concurrence qu’elle oppose aux compagnies de taxis, avec notamment des tarifs agressifs et surtout la non-obligation de disposer d’une licence. Et les pouvoirs publics se doivent évidemment de réagir face à ces problèmes.

En Corée du Sud, les autorités ne sont pas du côté d’Uber, et Travis Kalanick est même poursuivi pour avoir lancé un service de taxi illégal dans le pays. La loi requiert dans ce contexte une amende s’élevant à presque 20 000 dollars, ou à deux ans d’emprisonnement. Évidemment, Travis Kalanick ne risque pas la prison, mais cette poursuite est pour le moins révélatrice des difficultés rencontrées par Uber.

D’ailleurs, la levée de boucliers a été rapide en Corée du Sud, où le ministre des transports a même déclaré l’application illégale avant même qu’elle ne soit lancée. À Séoul, on avait même promis de traquer les conducteurs Uber, avec récompenses à la clé pour tout renseignement, mais pour l’instant, et d’après Uber, le service fonctionne normalement dans la capitale sud-coréenne.