Le piratage géant qu’a subi Sony il y a maintenant de longues semaines aura eu du bon, du moins pour les esprits les plus curieux. Il a notamment permis de mettre au jour une information intéressante : le montant qu’a dû débourser Netflix pour exploiter des films issus du catalogue de Sony Pictures.

Netflix

Fort de ses 57,4 millions d’abonnés, selon ses derniers chiffres, Netflix espère entrer dans le monde merveilleux de la croissance dans le courant de cette année 2015. Mais pour le moment, le service de streaming vidéo par abonnement, disponible sur les smartphones, tablettes et autres Smart TV, essuie encore des pertes, évaluées à 79 millions de dollars pour l’année 2014, contre un chiffre d’affaires de 388 millions de dollars.

Si les pertes sont encore importantes, c’est notamment pour cause de contrats juteux que Netflix doit conclure avec les différents ayants droit pour les films et les séries qu’il diffuse. Et à ce sujet, L’Express indique avoir eu accès à des informations particulièrement intéressantes, tirées de contrats confidentiels récupérés lors du hacking perpétré à l’encontre du Nippon en novembre dernier. On y apprend notamment que pour proposer 68 films Sony Pictures à son catalogue pendant un an (soit jusqu’au 15 septembre prochain), Netflix a déboursé 4,88 millions d’euros. À cela s’ajoutent des frais en Allemagne (3,7 millions d’euros) ou aux Pay-Bas (2,47 millions). Les documents obtenus par nos confrères indiquent en outre le prix que coûtent les épisodes de la série Breaking Bad, a priori l’une des plus onéreuses pour Netflix du fait de sa popularité, et qui sont facturés chacun entre 75 000 et 162 500 dollars selon les pays de diffusion, la France comptant parmi les marché où les tarifs grimpent le plus haut, au côté de l’Autriche et de l’Allemagne.

Il faudra attendre le 4 février prochain pour connaître un peu plus précisément le poids de ces ressources dans les bénéfices de Sony Pictures, tandis que l’on s’attend à des résultats plus moroses du côté de la division mobile du Nippon. La conférence sera toutefois un rapide briefing, Sony ayant demandé à repousser la date de publication complète de ses résultats financiers pour le 4e trimestre 2014 « à cause de sérieuses perturbations du système résultant d’une cyber-attaque contre Sony Pictures Entertainment en novembre 2014 ».