Les iPhone 6s et 6s Plus tout juste présentés par Apple embarquent une technologie 3D Touch qui avait fait largement parler d’elle en amont de leur présentation. Et pourtant, Cupertino n’est pas seul à proposer un tel type d’écran, que l’on retrouve également dans le Huawei Mate S. Voyons de quoi il retourne.

Force Touch iPhone 6s

S’il est un point sur lequel Apple a insisté, lors de sa Keynote, c’est sur la technologie Force Touch qu’intègre l’écran de ses iPhone 6s et 6s Plus, c’est-à-dire leur capacité à reconnaître la puissance de la pression exercée par le doigt sur la dalle. Chez Apple, on l’appelle plutôt 3D Touch, que la Pomme présente comme « l’avenir du multitouch ». Une technologie que l’on avait déjà vue sur son Apple Watch dès le début d’année, mais surtout sur le Huawei Mate S, présenté il y a tout juste une semaine dans le cadre de l’IFA, et sous le nom générique de Force Touch. À ce petit jeu, force est toutefois de constater que malgré son avance chronologique, la marque chinoise n’a pas su convaincre tout autant que son concurrent.

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En avance d’une semaine, Huawei a présenté un Force Touch dont les applications logicielles sont malheureusement très limitées. Tout juste la marque a-t-elle pu montrer, durant sa conférence, quelques applications théoriques, à savoir des clics forts sur certains éléments afin, par exemple dans le cas de photos, de zoomer dans les contenus. Et pour montrer avec quelle précision le Mate S est capable de discerner la pression exercée sur son écran, Huawei a jugé bon d’indiquer que son téléphone est capable de déterminer le poids d’une orange qui serait posée sur sa dalle. Un bel exemple, mais on retiendra malheureusement que la marque cherche également des développeurs pour mettre à profit les capacités de son écran, et que son Mate S Force Touch n’est en réalité pas encore disponible. Il a été annoncé comme la déclinaison d’un Mate S « classique », sans date de sortie ni prix.

Huawei mate S

Une intégration logicielle travaillée

Que l’on apprécie ou non l’iPhone, force est de constater que l’intégration logicielle de sa Force Touch commerciale, la 3D Touch, est bien différente. D’abord parce que l’on est assuré de pouvoir la découvrir dès le 25 septembre prochain, date de sortie de l’appareil, mais aussi parce que les applications logicielles ont largement été montrées par Cupertino, grand adepte des démonstrations techniques. On sait donc que la fonction Quick Actions permettra, par un appui fort sur une icône située sur le panneau d’accueil, de faire apparaître des menus déroulants à côté des applications compatibles (au moins le répertoire, Facebook, WeChat, l’appareil photo les Messages), et autorisera donc l’utilisateur à accéder directement à la fonctionnalité qui l’intéresse. Il pourra donc par exemple créer un nouveau message sans même avoir à entrer dans l’application au préalable. Outre ces Quick Actions, Apple évoque les fonctionnalités Peek et Pop. La première permet d’afficher l’aperçu d’un contenu (par exemple un email) en effectuant une légère pression, au-dessus d’un arrière-plan qui devient grisé. Pop permet, d’un clic plus prononcé, d’ouvrir pour de bon le contenu. Cela fonctionne dans le navigateur, dans la messagerie, sur Instagram ou encore dans la galerie photo.

iPhone 6S

Si la palme de l’intégration de la technologie Force Touch/3D Touch est, malgré son petit retard sur Huawei, largement remportée par Apple, les smartphones restent néanmoins rivaux. On se rappellera que la définition d’écran d’un iPhone 6s dépasse à peine la HD 720p sur une dalle de 4,7 pouces, que l’on ne connaît pas les performances réelles de son processeur A9, que son appareil photo n’est toujours pas stabilisé optiquement (l’option reste l’apanage de l’iPhone 6s Plus), et que les lecteurs d’empreintes digitales de chacun peuvent rivaliser sans peine.