BlackBerry vient de publier les résultats du deuxième trimestre de son année fiscale 2014, soit ceux concernant l’activité du groupe du 1er juin au 31 août 2013. Les revenus du groupe très décevants, bien que prévus par la direction, viennent justifier la vague de restructuration annoncée la semaine dernière par le groupe.  

DSC04106-630x353

Les derniers chiffres de BlackBerry confirment sa déchéance, dans un rapport financier publié ce vendredi qui vient confirmer les informations que nous vous rapportions la semaine dernière. Le constructeur vient en effet de publier des résultats catastrophiques pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal. Entre le mois de juin et août, BlackBerry enregistre une perte de 965 millions de dollars alors qu’elle ne dépassait pas les 85 millions au trimestre précédent. Son chiffre d’affaires s’est également réduit de près de moitié (49 %) passant de 3,1 milliards au premier trimestre à 1,6 milliard pour le suivant. Un an plus tôt, son chiffre d’affaires avait toutefois connu un sursaut en début d’année, puisqu’au deuxième trimestre 2012, il n’avait pas excédé 2,6 milliards de dollars. La dégradation des revenus de BlackBerry concerne à 49 % le hardware, à 46 % les services et à 5 % le software et quelques autres sources de revenus.

L’échec commercial du Z10

La perte d’exploitation essuyée par BlackBerry vient en grande partie des faibles ventes de son Z10 présenté en janvier dernier. A la fin du mois de mars, le fabricant annonçait n’avoir vendu qu’un petit million d’exemplaires de son premier téléphone tournant sous BlackBerry 10. Dans le même temps, le nombre de clients de la marque s’était contracté de 3 millions. Sur le deuxième trimestre, BlackBerry a dû dégager une provision sur stocks de 934 millions à cause de ses nombreux modèles invendus.

Le BlackBerry Z10 avait pourtant le mérite de disposer de caractéristiques plutôt intéressantes. Sans clavier physique, le téléphone était équipé d’un écran IPS de 4,2 pouces et embarquait un processeur Qualcomm à deux coeurs, le S4 plus cadencé à 1,5 GHz. BlackBerry avait donc fait le choix du haut de gamme avec ce terminal vendu à 560 euros. Mais il s’agissait d’un parti risqué face à la forte concurrence existant sur le marché des smartphones et à la perte de notoriété à laquelle se heurte BlackBerry depuis déjà quelques années.