La technologie remodèle sans cesse l’informatique, les smartphones, les relations personnelles… Mais qu’en est-il de l’automobile ? La technologie « mobile » est en train de changer la façon dont nous utilisons et interagissons avec nos voitures. 

Voiture

Les voitures d’aujourd’hui ne se contentent pas de vous mener où vous souhaitez aller. Elles vous informent sur la météo, vous amènent à des endroits inconnus et vous rappellent d’amener votre voiture en maintenance. Elles permettent également de distraire les différents passagers. On pourrait même aller jusqu’à dire que les voitures d’aujourd’hui sont une extension mobile de votre salon. La voiture de demain le sera plus encore. En devenant une extension de votre bureau, elle a le potentiel pour devenir l’élément central de l’Internet des objets.

 

Alors que les automobiles produites en masse ont considérablement amélioré notre mobilité personnelle et nous ont aidés à réaliser nos ambitions de croissance et de prospérité, elles ont aussi contribué à certains des plus grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Dans notre quête de mobilité personnelle, nous avons endommagé notre environnement et consommé de grandes quantités de ressources naturelles. Halte au pessimisme, la voiture connectée pourrait aider à réparer ce préjudice et fournir une alternative durable. Comment est-ce possible ?

 

La voiture au centre de l’Internet des objets ?

Il faut totalement revoir la voiture telle que nous la connaissons aujourd’hui. L’électronique et la connectivité seront obligatoires à l’avenir et permettent déjà l’échange de données ainsi que l’intégration des véhicules dans l’Internet des objets. Viennent ensuite “l’intelligence » et l’utilisation d’énergies électriques propres et renouvelables. Enfin, nous allons devoir apprendre à gérer électroniquement la multitude de marchés : le prix de l’électricité, les routes, les parkings et les véhicules, en d’autres termes, les « fameuses » villes intelligentes. Aujourd’hui, de nombreuses villes, dont Paris, testent déjà des horodateurs intelligents capables de recharger des voitures et de communiquer avec celles-ci.

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BMW développe également des voitures “sans conducteur”

 Ce n’est pas tout… Les communications de véhicule à véhicule sont déjà une réalité et permettent de détecter la distance entre deux véhicules pour éviter les accidents. En Californie, la législation permet déjà à Google de faire rouler des Toyota Prius sans conducteur. Les tests sont pour l’heure assez concluants, aucun accident malgré des milliers de kilomètres au compteur.

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Avec l’Asteroid ou R-Link, Android a déjà un pas dans nos voitures !

Enfin, concernant Android. Le système est déjà embarqué dans nos voitures. Parrot a commercialisé l’Asteroid, un autoradio intelligent sous Android. Renault et TomTom ont également conçu le système R-Link. Concrètement, c’est une tablette de 7 pouces propulsée avec un processeur Texas Instrument ARM A8 cadencé à 800 Mhz, d’un GPS, du EDGE (2.75G) et son écran est de technologie résistive. Mais au-delà des caractéristiques physiques, R-Link est avant tout un des premiers ordinateurs de bord sous Android qui sera commercialisé en France. R-Link sera préembarqué sur la ZOE et la Nouvelle Clio et Renault a déjà prévu de l’implanter sur tous les nouveaux modèles.

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HUD

Pioneer a déjà présenté son HUD sous Android à réalité augmentée qui joue un rôle de système de navigation, de reconnaissance et de synthèse vocale, de réception de la télévision, et de lecture de toutes sortes de fichiers multimédias (audio, vidéo et photo). Pour en savoir plus, tapez « Cyber Navi » dans Google pour découvrir les vidéos de démonstration assez bluffantes.

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 R-Link dans la Renault Clio IV

Enfin, Google Maps Navigation disponible depuis mi-2010 en France se fait le concurrent de plus en plus crédible des solutions GPS payantes. Cette solution préembarquée sur tous les smartphones et tablettes Android est très complète et intègre de nombreuses fonctionnalités “sociales” et “connectées”. Cela n’a – néanmoins – pas empêché TomTom de développer une version de sa solution de cartes “on-board” sous Android. Elle sera commercialisée en octobre pour quelques dizaines d’euros côte à côte avec la version iOS.

 En réalité le véritable enjeu n’est pas de connecter nos voitures, mais bien de pouvoir extrapoler et analyser l’énorme quantité de données produites par ces systèmes connectés. Si la société, les entreprises et les gouvernements agissent ensemble, cela est possible.