Samsung a écopé d’une amende de 2,3 millions de dollars (une broutille) pour avoir menti aux autorités américaines concernant ses lieux de production. Le géant de l’électronique a accepté de régler la somme, sans pour autant avouer sa faute.

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D’après le Washington Post, le constructeur coréen Samsung va régler une amende de 2,3 millions de dollars aux États-Unis. Cette somme correspond au montant réclamé par la justice américaine pour un vilain mensonge qui viole, d’après cette justice, le « False Claims Act ». Il s’agit d’une loi qui protège l’État contre la fraude d’entreprises ayant passé des contrats publics. En 2010, une disposition permettant à des personnes physiques d’engager une action contre une firme au nom de l’État a été ajoutée à la loi, et garantit à la personne physique une partie du montant de l’amende (entre 15 et 30 %). Justement, c’est Robert Simmons, un ancien employé de Samsung, qui a dénoncé l’entreprise.

Ce mensonge, c’est en fait une cachotterie. La firme est accusée d’avoir caché la provenance de certains des composants de ses appareils. En effet, Samsung n’aurait pas mentionné la Chine parmi ses lieux de production, ce qui a provoqué la colère de la justice américaine. Et la Chine ne fait évidemment pas partie de la liste des pays avec lesquels les Etats-Unis ont des accords.

La branche américaine de Samsung a accepté de régler sa dette, mais refuse en tout cas d’avouer ses torts. Elle n’a d’ailleurs pas voulu fournir de commentaires sur le sujet. Il semblerait que la nouvelle politique de Samsung en matière de justice soit de faire profil bas, comme lorsque la firme a trouvé un accord avec Apple pour la cessation des hostilités hors du territoire américain.