En proie à des difficultés financières, Sharp compte largement diminuer son capital. Ce dernier passera ainsi d’environ 890 millions d’euros à 740 000 euros. Une stratégie permettant de bénéficier d’avantages fiscaux afin de tenter de redresser la barre.

Sharp

Sharp est dans une situation financière délicate alors que le constructeur nippon utilise des technologies intéressantes et notamment les dalles IGZO. Celles-ci laissent davantage passer la lumière pour se contenter d’un rétroéclairage plus faible et ainsi diminuer la luminosité (plus d’informations dans notre dossier). Mais les coûts de construction des dalles IGZO sont très élevés, ce qui explique pourquoi peu de constructeurs se sont lancés sur ce segment. Sharp a donc du mal à être compétitif par rapport à la concurrence – notamment la joint-venture JDI -, et cela se ressent dans la santé financière de l’entreprise. Les prochains résultats devraient être catastrophiques avec une perte estimée à environ 1,5 milliard de dollars. Toutefois, les banques sont prêtes à soutenir Sharp, mais il va falloir faire quelques concessions.

Sharp va donc se transformer en PME en diminuant son capital qui fondera de 890 millions d’euros à 740 000 euros. Les actionnaires conserveront tout de même leurs droits de vote. La manoeuvre a pour but de diminuer la pression fiscale pour tenter de remonter la pente. Sharp pourrait également se séparer d’une partie de ses salariés. Les rumeurs parlent d’environ 5 000 personnes soit environ 10% de l’actuelle masse salariale. On devrait en savoir plus jeudi lors de l’annonce officielle des résultats par l’entreprise.

On espère que Sharp parviendra à sortir la tête de l’eau puisque l’entreprise dispose dans ses cartons de projets intéressants. C’est notamment le cas d’un écran 4K de 5,5 pouces ou encore de l’utilisation un peu plus massive de l’IGZO auprès d’une plus grande quantité de constructeurs.