En travaillant sur le WiM, Wiko bénéficie beaucoup de l’aide de Qualcomm. La marque française doit beaucoup à ce dernier pour la belle montée en gamme dont bénéficie son smartphone à double capteur.

En dévoilant le WiM au MWC 2017, Wiko a marqué un coup important dans sa communication. En effet, le constructeur français a prouvé qu’il était capable de travailler sur un smartphone aux caractéristiques ambitieuses sans trahir son ADN, à savoir : vendre des produits à des prix accessibles.

Grâce à son Wiko WiM, l’entreprise basée à Marseille peut espérer renouveler son image. Car, il faut bien l’admettre, même si Wiko est tout de même le 5e fabricant européen (sans même avoir ouvert de ligne de distribution au Royaume-Uni), la marque souffre régulièrement d’une image de produits « cheap ».

Renouveler son image

Une réputation pas tout à fait assumée par le constructeur. Néanmoins, celui-ci ne s’est jamais caché de vendre des produits aux caractéristiques modestes, mais aux prix très abordables. Au contraire, il le revendique même. Mais Wiko a sans doute estimé avoir accumulé aujourd’hui assez d’expérience dans la téléphonie mobile pour pouvoir se lancer à l’assaut d’un segment plus exigeant du marché mobile. Peut-être le plus concurrentiel aussi : les produits entre 300 et 400 euros.

À ce prix-là, les utilisateurs sont en droits d’exiger des performances relativement élevée, un design soigné et une qualité photo satisfaisante. Autrement dit : un téléphone qui ne fait pas cheap. C’est ce qu’a très bien su faire le Honor 8 par exemple, vendu au départ à 399 euros , en 2016.

Qualcomm apporte plus d’efficacité

C’est ce genre de défi que doit relever le Wiko WiM. Pour cela, le smartphone, encore en phase de développement, profite de l’expertise de grands noms de la Tech tels que DxOMark, Vidhence et Qualcomm. C’est probablement le dernier cité qui contribue le plus au projet. C’est en tout cas l’idée générale qui ressort d’un entretien réalisé avec Olivier Simon, le directeur technique de Wiko, pendant le MWC 2017.

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Ce dernier révèle que Qualcomm s’implique beaucoup dans le développement du WiM et cet apport se fait ressentir à différents niveaux. D’une part, c’est grâce au processeur Snapdragon 626 de l’Américain que Wiko a pu apporter la voix sur LTE (VoLTE), le paiement mobile et le débit 4G à 300 Mbps sur son terminal.

En outre, l’entreprise française peut gagner un temps précieux grâce à l’efficacité des plateformes logicielles de Qualcomm. En effet, tout ce qui est développé pour le Snapdragon 626 du WiM est compatible avec le Snapdragon 435 embarqué par le WiM Lite.

« Qualcomm a trouvé que Wiko avait la bonne démarche et il y a vu des relais de croissance. Ils ont donc souhaité nous accompagner », raconte Olivier Simon. Grâce à cette facilitation des processus de conception du produit, Wiko veut s’engager à proposer des fonctionnalités haut de gamme aussi rapidement que possible, dès que l’intégration de celles-ci peut se faire sans engendrer une hausse trop importante des tarifs de vente. « On reste agressif sur les prix », ajoute le responsable de l’entreprise.

De meilleures photos

C’est notamment le cas pour le double capteur photo de 13 mégapixels en RVB et monochrome. Celui-ci profite de la technologie Clear Sight de Qualcomm qui permet de fusionner en une image le cliché en couleur pris par un capteur et celui en noir et blanc capturé par l’autre. Grâce à cela, la photo a de meilleures couleurs et plus de détails.

Clear Sight est normalement réservé au Snapdragon de série 8 de Qualcomm, mais l’Américain a apporté son aide pour déployer, pour la première fois, cette technologie sur le Snapdragon 626 du WiM. Un détail non négligeable quand on sait que Wiko a fait de la photo sa priorité en 2017.

Quel intérêt pour Qualcomm ?

Qualcomm n’aide pas Wiko par pure générosité. Le fondeur a évidemment des intérêts à faire valoir dans cette collaboration. Wiko s’est en effet engagé à intégrer de plus en plus de composants de Qualcomm (au détriment de MediaTek donc…) dans ses prochains smartphones. Peut-on donc espérer autant de meilleurs produits ?

Olivier Simon conclut d’ailleurs l’entrevue en précisant que la montée en gamme dont bénéficie le Wiko WiM permettra l’amélioration de tous les futurs produits de la marque. Reste à savoir si celle-ci réussira vraiment à rafraîchir son image. Réponse à partir de juin, date de la commercialisation du Wiko WiM pour un prix de 399 euros.

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