Sera-t-il bientôt possible d’être verbalisé par un gendarme par l’intermédiaire d’un drone ? C’est très probable, puisque la Gendarmerie nationale vient de lancer un appel d’offre pour s’équiper en micro-drones tactiques.

Depuis quelques mois, la Gendarmerie nationale teste différents types de drones pour divers usages, de la sécurité routière au maintien de l’ordre en passant par des missions de police judiciaire. Les drones semblent avoir rempli leur office puisque les gendarmes viennent de lancer un appel d’offre afin d’acquérir au moins 19 « micro-drones tactiques ». En lisant le terme « micro-drones », on imagine les jouets au pied du sapin. Mais la gendarmerie utilise le préfixe « micro » pour ne pas les confondre avec les drones militaires, bien plus imposants qu’un petit Parrot Bebop, par exemple.

 

Un puissant zoom x10

Dans l’appel d’offre, la gendarmerie précise que le drone sera un quadricoptère à propulsion électrique, à décollage vertical et doté de modes de pilotage manuel et automatique, avec une autonomie d’au moins 20 minutes. Le drone devra se révéler « très discret » notamment grâce à un « faible niveau de bruit ». Le drone sera utilisé pour des missions de « détection et reconnaissance » par l’intermédiaire d’une caméra dotée d’un puissant zoom x10. Détail intéressant : le drone pourra être piloté depuis une voiture en mouvement, grâce à une antenne magnétique se fixant sur le toit de cette dernière.

 

Les drones contre les chauffards

Ces micro-drones seront donc vraisemblablement utilisés pour des missions de sécurité routière, même s’il est pour le moment impossible de « flasher » un automobiliste depuis le ciel. Il sera en revanche possible de se faire arrêter par les motards après que le drone aura repéré des infractions, comme le franchissement d’une ligne blanche continue ou le non-respect des distances de sécurité.

Drone gendarmerie

 

La police prend aussi son envol

La police utilise également des drones, comme nous avons pu le voir dans l’actualité ces derniers mois. La préfecture de Police de Paris a d’ailleurs elle aussi lancé un appel d’offres pour s’équiper de « micro-drones professionnels » et plus précisément d’hexacoptères. Le but est le même que pour les gendarmes : surveiller des rassemblements et manifestations, mais aussi assister les forces de l’ordre lors des opérations dangereuses.

Pour faire le ménage dans le ciel, un bazooka anti-drones