Sony lance la platine Blu-ray Ultra HD la moins chère du marché, et contribue ainsi à démocratiser la « 4K ».

L’Ultra HD n’est plus réservée aux citadins fibrés

La « 4K » se démocratise enfin. Elle n’est plus réservée aux citadins fibrés et aux ruraux les plus aisés.

L’Ultra HD a fait ses débuts avec le streaming, mais elle requiert une connexion à internet à très haut débit (fibre, câble ou VDSL), puisque la plupart des services de vidéo à la demande (Netflix, YouTube…) diffusent leurs programmes UHD en HEVC à plus ou moins 15 Mb/s. Ce qui la réservait initialement à une fraction de citadins.

Puis l’Ultra HD Blu-ray a fait son apparition, mais les premiers lecteurs n’étaient pas à la portée de toutes les bourses. En effet, le Panasonic DMP-UB900, lancé à 900 euros, est encore vendu 600 euros. Il a depuis été complété d’un DMP-UB700 à 400 euros. Le Samsung UBD-K8500 est quant à lui passé de 500 à 400 euros.

Depuis, Microsoft nous refait le coup de la PlayStation 3 avec la Xbox One S qui, pour 300 euros, était jusqu’à présent le lecteur de Blu-ray Ultra HD le moins cher, avec une console de jeu en prime. Elle souffre néanmoins d’une lacune : elle prend en charge le Dolby Digital (AC-3) et le DTS, les codecs de l’ère DVD, mais pas (encore) les codecs lossless de l’ère Blu-ray que sont le DTS-HD Master Audio, le Dolby TrueHD ou le Dolby Atmos. Une mise à jour est néanmoins à l’étude.

Quant à la PS4 Pro, bien qu’elle prenne en charge l’Ultra HD et la HDR, elle n’est pas compatible avec les Ultra HD Blu-ray. C’était cohérent lors de son lancement, puisque Sony prenait encore la température.

Sony lance une platine à 300 dollars

Mais Sony se décide enfin, et pour se faire une place, il propose d’entrée le meilleur rapport prix prestation du marché. Dévoilée en début d’année au CES 2017, la Sony UBP-X800 sera mise en vente au mois de mars, au moins aux États-Unis, au prix compétitif de 300 dollars.

Certes, pour le même prix Microsoft propose en plus une plateforme de divertissement complète, avec jeux vidéo et applications. Mais contrairement à la Xbox One S, cette platine dédiée exploite pleinement les Blu-ray, puisqu’elle prend en charge les codecs audio Dolby TrueHD, DTS-HD Master Audio, Dolby Atmos et DTS:X.

Elle dispose de fonctions de traitement vidéo (upscaling HDR, réduction du bruit, renforcement de la netteté…) dont la Xbox One S est dépourvue.

Et si elle manque certainement d’évolutivité, comparé à une Xbox One S, elle ne manque pas de polyvalence. Pour commencer, Sony la présente comme compatible avec « pratiquement n’importe quel support », tel qu’avec les Blu-ray 3D et les Super Audio CD. Elle prend en charge toutes sortes de fichiers, dont MKV, FLAC et DSD. Et on peut y streamer des contenus via DLNA, Google Cast ou Spotify Connect, et depuis YouTube, Netflix ou Amazon.

Démocratiser l’Ultra HD

Rappelons enfin que l’Ultra HD Blu-ray permet de bénéficier d’une qualité inégalée, avec des débits moyens de l’ordre de 100 Mb/s, ce indépendamment de toute connexion à internet.

C’est à ce titre qu’un lecteur de Blu-ray Ultra HD à 300 dollars comme ce Sony UBP-X800 contribue à démocratiser la « 4K ».

Reste à savoir si Sony commercialisera cette platine dans le reste du monde, en France et en Europe. Nous attendons un retour de Sony France à ce sujet et mettrons à jour cet article en temps voulu.