Les rumeurs du jour disent que Samsung aurait un accord avec Qualcomm pour une exclusivité sur l’utilisation du Snapdragon 820 dans le futur Samsung Galaxy S7. Des rumeurs qui sont plus que jamais à prendre avec beaucoup de recul.

samsung-galaxy-s6-edge

On peut se tromper, mais le marché du mobile ne semble pas nous donner de signes favorables concernant une éventuelle exclusivité du Snapdragon 820 pour le Samsung Galaxy S7, comme on peut le lire ce matin dans une partie de la presse tech. En effet, une rumeur en provenance de Chine fait aujourd’hui état d’un partenariat entre Samsung et Qualcomm autour du Snapdragon 820, que le constructeur pourrait utiliser dans son Galaxy S7 en totale exclusivité durant les premiers mois de l’année prochaine, jusqu’à avril. Mais il y a au moins deux bonnes raisons pour qu’un tel partenariat n’existe pas.

 

Quel intérêt pour Samsung ?

L’an passé, Samsung a frappé fort dans la fourmilière en fournissant un Exynos 7420 plus en jambes que le Snapdragon 810. Les différents mobiles haut de gamme de Samsung sortis dans l’année se sont ainsi facilement hissés aux premières places en matière de performances, et il y a fort à parier que l’année 2016 sera également très bonne dans ce domaine pour Samsung.

La firme travaille en effet sur le successeur de ce SoC : l’Exynos 8890. À la mi-novembre, elle a d’ailleurs officiellement présenté cette puce octo-core dotée de cœurs Kryo. Le Coréen annonce une hausse des performances de l’ordre de 30 % et une baisse de la consommation de 10 % par rapport à l’Exynos 7420, ce qui devrait lui valoir à nouveau la première place, à moins que le Snapdragon 820 ne fasse des merveilles. La puce est déjà en production puisque Samsung l’avait annoncée pour avant la fin de l’année.

Et on voit donc mal l’intérêt qu’aurait Samsung à avoir une exclusivité sur le Snapdragon 820, voire à l’utiliser à grande échelle.

 

Quel intérêt pour Qualcomm ?

Si Samsung est un bon partenaire pour Qualcomm, la firme américaine doit cependant apprendre à composer sans la Coréenne, qui développe donc ses propres puces. Qualcomm doit donc apprendre à séduire les autres, ceux qui il a l’habitude de faire affaire. C’est par exemple le cas de HTC, qui présente généralement son nouveau One Mx lors du MWC, un mobile qui s’équipe d’un processeur de la gamme Snapdragon 800. Mais ce n’est pas le seul, puisqu’on parle depuis quelque temps d’un Xiaomi Mi 5 prévu pour le premier trimestre de l’année et lui aussi équipé d’un Snapdragon 820.

Deux mobiles qui représentent donc un potentiel de ventes plutôt séduisant pour Qualcomm. On imagine également mal les investisseurs réagir positivement à un tel partenariat, les finances de Qualcomm étant plutôt mauvaises ces derniers temps.