La semaine commence en beauté pour Numericable, qui ajoute à son portefeuille hexagonal le premier des MVNO français : Virgin Mobile. 100 % des parts de la société seront ainsi cédées à Numericable Group.

Virgin Mobile

La marche d’Altice, la maison-mère de Numericable, sur le marché des télécoms hexagonal semble ne plus pouvoir s’arrêter. Après avoir remporté le marché SFR au nez et à la barbe de Bouygues Telecom en avril dernier, les rumeurs ont commencé à voir le jour autour d’un éventuel rachat de Virgin Mobile. Le Full MVNO, à la tête duquel siège Geoffroy Roux de Bézieux, avait annoncé à la mi-mai son entrée en négociations exclusives avec Altice dans le cadre d’un rachat. La procédure de négociations a été aujourd’hui validée par les deux parties, qui publient ce matin un communiqué commun annonçant la nouvelle. Aucune mention n’est faite du montant du rachat, mais lors de l’entrée en négociation des deux groupes, l’offre de reprise avait été portée à 325 millions d’euros ; une somme alors entérinée par les actionnaires de Virgin Mobile. Sur ses 325 millions d’euros, 200 millions devaient être fournis par Vivendi, dont la branche SFR vient d’être rachetée par Numericable. Un moyen de valoriser l’un en achetant l’autre.

Si la transaction a été validée tant par Numericable (groupe Altice) que par Virgin Mobile (groupe OMEA Telecom, qui détient également Télé2 mobile, Breizh Mobile et Casino Mobile), elle doit encore être validée par l’autorité de la concurrence : « l’opération est soumise à l’obtention des approbations des autorités administratives compétentes« , indique Numericable. Avec 1,7 million de clients, Virgin Mobile, qui s’appuie actuellement sur les antennes d’Orange, SFR et Bouygues Telecom selon ses offres, viendra renforcer le parc d’abonnés de SFR, du moins si l’ARCEP donne son accord à Altice.

Avec un tel rachat, l’actuel président de Virgin Mobile, Geoffroy Roux de Bézieux, ne devrait pas partir les mains vides. Comme il l’indiquait à La Tribune il y a quelques semaines, il devrait partir avec une coquette enveloppe de 25 millions d’euros, en tant qu’actionnaire de la marque. Mais il ne pourra pas les réinvestir dans le secteur des télécoms, étant tenu par une clause de non-concurrence pour une durée de deux ans. Quant aux implications sociales du rachat, elles sont évoquées dans le communiqué de ce jour, qui évoque un « dialogue très constructif mené avec les instances représentatives du personnel concernées« . Puisque le rachat est supposé soutenir une « nouvelle phase de développement« , la marque Virgin Mobile, qui compte actuellement 75 boutiques plus de 300 conseillers, ne devrait pas disparaître au passage.