L’année dernière, le Sénat avait voté le démantèlement de l’essentiel des cabines téléphoniques sur le territoire français. Le gouvernement s’est toutefois engagé à ce que les cabines téléphoniques ne soient retirées des communes que si leur territoire est effectivement couvert par le réseau mobile.

cabine telephonique

Si l’on en croit les chiffres de l’État, il reste 65 250 cabines téléphoniques sur le territoire français. Ces cabines, justement, sont en cours de démantèlement par Orange. Trop chères à entretenir, peu utilisées par les Français, elles ne servent plus beaucoup. L’État a donc donné son accord pour qu’elles disparaissent définitivement du paysage, à condition toutefois que les opérateurs téléphoniques s’engagent à couvrir intégralement d’ici la fin 2016 tous les centres-bourgs de communes. Ce n’était pas encore le cas le mois dernier, par exemple.

 

Que fait-on quand il n’y a plus d’antennes ?

Ce démantèlement n’est pas sans susciter des inquiétudes chez certains élus. C’est le cas du sénateur Roland Courteau, qui a demandé au Ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, si la disparition des cabines téléphoniques ne poserait pas de problèmes en cas de coupure d’électricité inopinée due, par exemple, à une catastrophe naturelle. Le gouvernement, dans un exercice qu’il maîtrise parfaitement, ne répond absolument pas à la question, mais donne toutefois des informations intéressantes.

En fait, le gouvernement a surtout répondu aux inquiétudes de voir certaines populations complètement coupées de toute forme de communication téléphonique. « L’opérateur chargé de la composante publiphonie du service universel s’est par ailleurs engagé à ce que la dépose fasse l’objet d’une information locale préalable et que les cabines relevant du service universel ne soient retirées qu’une fois confirmée la réalité de la couverture mobile dans la commune concernée ».

 

Pas de réseau mobile, pas de démantèlement

La réponse est donc très claire, pas question de retirer les cabines téléphoniques de communes non couvertes en réseau mobile. Quant à celles qui devront se séparer de leurs cabines, les habitants devraient être prévenus par voie d’affichage public (en mairie, par exemple), ou courrier. La transition se fera donc en douceur. Il reste toutefois une question à laquelle le gouvernement ne répond : que fait-on quand il n’y a plus d’électricité et que les antennes réseau ne fonctionnent plus ?