Pourquoi SFR devient Altice ? Voici trois raisons.

Cette semaine, Altice a convié la presse à New-York pour annoncer un changement stratégique. Patrick Drahi a ainsi déclaré que ses différentes marques allaient adopter progressivement une marque commune : Altice.

SFR, une marque abîmée

Nous avons tout de suite pensé que cette décision avait été motivée par le fait que la marque SFR est « abîmée ». Comme nous l’avions précisé dans l’article d’annonce, SFR a connu une grosse perte de clients et une baisse de notoriété ces derniers mois.

Une décision économique

Evidemment, la décision est également économique. Ce changement permet à Altice de concentrer ses efforts sur une seule marque, après une période avec de nombreuses acquisitions. Altice n’aura ainsi pas à entretenir l’image de plusieurs marques.

Ces dernières années, Patrick Drahi a réalisé de nombreuses opérations financières : SFR et Virgin Mobile en France, Portugal Telecom, Suddenlink et Cablevision aux Etats-Unis, cumulant au passage 50 milliards de dette. Le groupe Altice a ainsi vu son chiffre d’affaires passer de 3,2 à 25 milliards d’euros. Arthur Dreyfus, directeur de la communication d’Altice a déclaré à Les Echos : « On va faire des économies substantielles en passant de 8 agences médias et 10 agences de création à une de chaque catégorie ».

Enfin, moins d'impôts ?

Enfin, une des raisons moins évoquées est financière : Altice aurait également pris cette décision pour réaliser des économies fiscales. Via la licence d’utilisation d’une marque, Altice pourrait ainsi transférer plus facilement les bénéfices de ses filiales et payer moins d’impôts.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir la puce à l’oreille, Didier Lombard, l’ancien PDG d’Orange, a publié un tweet à ce propos suite à l’annonce d’Altice. C’est ce que l’on appelle un contrat de management fees (frais facturés par une société mère à ses filiales), redevances de marque ou autres licences à la charge de l’ensemble des filiales d’Altice qui aurait pour effet de transférer de la France vers l’étranger du profit taxable.