L’Union européenne réfléchit à bannir la reconnaissance faciale… temporairement

On me voit un peu, on me voit plus, on me voit.

 

La reconnaissance faciale dans l'espace publique fait toujours débat. L'Union européenne réfléchirait à bannir totalement son usage... pendant 3 à 5 ans, en attendant de légiférer.

La tentation des dernières années est de rattacher aux systèmes de vidéosurveillance une technologie qui commence à faire ses preuves : la reconnaissance faciale. Et si elle existe déjà dans un contexte privé, notamment sur les caméras de surveillance, le même principe n’est pas tout à fait applicable dans l’espace public.

L’avantage ? Une sécurité accrue par le simple fait de pouvoir rapidement appréhender un individu recherché. L’inconvénient ? Les dérives sécuritaires d’un tel système tout autant que les craintes d’un détournement par piratage notamment.

Pas de reconnaissance faciale du public avant 3/5 ans en Europe

La Commission européenne a bien conscience de ces problématiques. La BBC rapporte qu’avant même que la technologie se répande dans l’Union européenne, elle réfléchirait à totalement bannir l’utilisation de la reconnaissance faciale dans l’espace public… pendant 3 à 5 ans.

Il ne s’agit pas ici de s’inscrire dans une politique anti-reconnaissance faciale, mais plutôt de laisser le temps à l’autorité de légiférer en pleine connaissance du sujet. La Commission décrit ce bannissement comme « une méthodologie saine pour établir les impacts de la technologie et les mesures de gestion de risque à identifier et développer. » Elle cherche avant tout à introduire de nouvelles lois pour renforcer les règles existantes et protéger les droits des citoyens.

La question de la reconnaissance faciale appliquée aux systèmes de vidéosurveillance publics point dans un contexte controversé. Les propriétaires de Kings Cross auraient utilisé la technologie en direct sur les caméras CCTV installées dans ses terres. Les figures politiques du pays se sont saisies de l’affaire pour dénoncer une technologie dite « imprécise, intrusive et en violation de la vie privée. »

En France, la vidéosurveillance dans des lieux publics n’est autorisée que sous validation et régie par un cadre légal très précis. Le débat sur l’usage de la reconnaissance faciale n’est pas encore très étendu, mais gagne petit à petit du terrain.

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