
Les augmentations unilatérales de prix peuvent coûter très cher… aux entreprises qui les pratiquent. C’est la leçon qu’a apprise SFR devant le tribunal correctionnel de Paris le 19 février dernier. Assigné en justice par l’UFC Que-Choisir, l’opérateur au carré rouge risque jusqu’à 10 millions d’euros d’amende pour pratiques commerciales trompeuses.
Au cœur de cette affaire, une polémique datant de 2018 qui avait vu l’entreprise proposer des forfaits à bas prix et sans condition de durée… avant d’augmenter leurs tarifs deux ans plus tard. Un changement de politique qui pourrait coûter la bagatelle de 10 millions à l’entreprise.
Une différence « d’interprétation » ?
À l’époque, RED (la branche low cost de l’opérateur) communique volontiers sur des tarifs garantis « à vie » sur ses réseaux sociaux. Quand les prix augmentent de 30 à 75 % à peine 24 mois plus tard, la grogne des clients et clientes se fait donc sentir. À tel point que l’UFC Que-Choisir donne officiellement rendez-vous à l’opérateur devant la justice.
Face à l’autorité judiciaire, l’opérateur s’est défendu la semaine dernière en expliquant qu’aucune publicité ne mentionnait le terme « à vie » et que le procès en pratiques commerciales trompeuses n’était pas fondé. Si ces mots exacts n’ont pas été employés dans la communication institutionnelle de l’entreprise, des mentions de forfait « sans condition de durée » apparaissaient bien sur son site et les réseaux sociaux gardent la trace de messages employant bien ces termes. Certains mails déterrés lors du procès montrent aussi que le terme était employé en interne.
Pour se défendre, SFR évoque pêle-mêle « l’erreur d’une alternante », une « interprétation » un peu trop large du sens de ses propos ou même une communication à destination des plus jeunes « qui comprenaient forcément que ce tarif n’était pas éternel », relève l’UFC Que-Choisir.
Jugement le 19 mars
Cette actualité judiciaire et cette menace d’amende tombent mal pour l’opérateur au carré rouge qui tente de se faire beau dans le cadre d’un éventuel rachat par ses concurrents. L’opérateur se traîne en plus une réputation douteuse ayant déjà été épinglée par 60 millions de consommateurs à la fin des années 2010 pour ses pratiques douteuses en termes de gestion client.
Pour aller plus loin
Rachat de SFR : pourquoi Orange, Free et Bouygues sont lancés dans une course contre-la-montre
Le fin mot de l’histoire devrait être tranché le 19 mars prochain, date du jugement au tribunal correctionnel.
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