Rachat de SFR : pourquoi Orange, Free et Bouygues sont lancés dans une course contre-la-montre

 
Les opérateurs français veulent accélérer le projet de rachat de SFR.

Après une grande annonce à la fin de l’année d’une proposition de rachat de SFR par ses trois concurrents, le dossier stagne. Et pour cause, SFR n’a pas accepté l’offre à 17 milliards de Free, Orange et Bouygues Telecom.

Mais l’heure tourne et tous les acteurs du dossier aimeraient bien donner un coup d’accélérateur. C’est ce que l’on apprend dans les colonnes de L’Informé ce jeudi 19 février.

Un agenda politique et judiciaire chargé

Tout d’abord, le premier sujet sur la table serait celui de l’Autorité de la concurrence chargée d’arbitrer ce grand projet de rachat. Dans toutes les industries, quand des acteurs aussi gros fusionnent, l’Autorité doit s’assurer que le marché n’est pas faussé.

Or, sur ce dossier, l’identité de cette autorité pourrait changer dans les semaines à venir. Si le rachat devait avoir lieu aujourd’hui, ce serait l’Autorité de la concurrence française, à Paris, qui s’occuperait du dossier.

À partir du mois d’avril, le rachat passerait plutôt entre les mains de la Commission européenne. Et pour cause, à partir de cette date, Orange va grossir avec le rachat de MásOrange en Espagne et devenir un opérateur vraiment international : la France comptera pour moins de 66 % de ses revenus. C’est déjà le cas pour le groupe Iliad de Xavier Niel.

Résultat : 2 des 3 opérateurs racheteurs seraient trop importants à l’échelle européenne pour que la décision se prenne à Paris.

Le média rapporte les inquiétudes d’un banquier d’affaires : « Si le rachat de SFR doit être évalué là-bas, il pourrait y avoir des stop-and-go, rallongeant le processus de décision, sans compter l’incertitude concernant leur doctrine sur le passage de quatre à trois opérateurs. »

Ne pas risquer le télescopage avec 2027

Les opérateurs souhaiteraient surtout éviter un dossier qui traîne en longueur. Cela poserait le risque d’un projet de rachat qui ferait la Une des médias en pleine période de campagne de l’élection présidentielle. Ce n’est pas la première fois que cette inquiétude est évoquée.

Les opérateurs ne voudraient sans doute pas de ce coup de projecteur sur leurs affaires. D’autant que l’éventuelle fusion posera des questions sur l’avenir des salariés de SFR. Les futurs candidats à l’élection pourraient alors se saisir de cette question.


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