Test du GMKtec NucBox K13 : le premier mini-PC Lunar Lake est aussi l’un des plus discrets

Ordinateurs de bureau • 2026

Avec le NucBox K13, GMKtec signe son premier mini-PC sous Intel Lunar Lake, et c'est aussi l'un des plus plats et silencieux du marché.
GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid
 

Le marché du mini-PC s’est largement orienté vers la puissance brute, avec des machines toujours plus volumineuses pour accueillir des processeurs mobiles musclés type Ryzen AI 9 ou Core Ultra 9 série H.

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Le GMKtec NucBox K13 prend le contre-pied de cette tendance. Plus plat, plus léger, plus économe, il mise tout sur l’efficacité du nouveau processeur Intel Lunar Lake, le Core Ultra 7 256V. Le constructeur chinois a déjà un certain savoir-faire dans le domaine, et propose ici sa première machine basée sur cette plateforme spécifique.

On a testé pour vous pendant deux semaines la version 16 Go de RAM associée à un SSD de 1 To.

Fiche technique

CaractéristiquesGMKtec NucBox K13
ProcesseurIntel Core Ultra 7 256V (Lunar Lake, 8 cœurs/8 threads, jusqu’à 4,8 GHz)
GravureTSMC 3 nm
GPU intégréIntel Arc 140V (8 cœurs Xe2)
NPUIntel AI Boost, 47 TOPS
Puissance IA totale115 TOPS (CPU + GPU + NPU)
Mémoire vive16 Go LPDDR5X 8533 MT/s soudée, non évolutive
Stockage1 To NVMe PCIe 4.0 (Huawei eKitStor Xtreme 200E)
Extension stockage1 emplacement M.2 2280 PCIe 4.0 supplémentaire
Réseau filaire5 GbE (RJ-45)
Réseau sans-filWi-Fi 6E, Bluetooth 5.2
Connectique avant2 × USB-A 3.2 Gen 2, jack 3,5 mm, bouton d’alimentation
Connectique arrièreHDMI 2.1, 2 × USB4 (DP 1.4 Alt Mode, PD 100 W), USB-A 2.0, RJ-45 5 GbE, jack 3,5 mm
AffichageJusqu’à 3 écrans 4K simultanés
TDP configurable17 W – 37 W
Dimensions186 x 88 x 36,6 mm
Poids506 g
AlimentationBloc DC 100 W (9,9 x 6,3 x 2,3 cm)
SystèmeWindows 11 Pro préinstallé
Prix de lancementÀ partir de 700 euros

Un format docking station qui change des cubes habituels

Avouez-le, le K13 sort de l’ordinaire. Là où la plupart des mini-PC adoptent une forme cubique compacte, façon Mac mini, GMKtec a opté ici pour un boîtier allongé qui évoque davantage une station d’accueil qu’un ordinateur de bureau.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

Avec ses 186 × 88 mm de surface au sol et seulement 36,6 mm d’épaisseur, il pourrait passer pour un disque dur externe un peu épais. Le tout pour 506 grammes sur la balance, soit près de 25 % de moins qu’un MSI Cubi NUC AI+ équipé du même type de plateforme.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

La construction inspire confiance. Le châssis principal est en métal gris anthracite, avec une plaque inférieure en plastique vert qui reprend la couleur du logo GMKtec.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

C’est sobre, plutôt élégant, et la finition est convenable au regard du tarif. Le boîtier ne joue pas la carte du clinquant, ce que je préfère sur ce type de produit destiné à être posé sur un bureau, derrière un écran ou intégré dans une installation discrète.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

L’ergonomie générale est pensée pour être pratique. En façade, on trouve deux ports USB-A 3.2 Gen 2, une prise jack combo et le bouton d’alimentation.

À l’arrière, l’essentiel : un HDMI 2.1, deux ports USB4 compatibles DisplayPort 1.4 et Power Delivery 100 W, un USB-A 2.0, un port Ethernet 5 GbE, une seconde prise jack et l’entrée d’alimentation. Le bloc secteur est lui-même très compact, ce qui prolonge la philosophie du produit.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

Le K13 supporte un montage VESA grâce à un bracket fourni. Vu sa finesse, il se fait totalement oublier derrière un moniteur. En revanche, attention si vous êtes tenté de le poser à la verticale : il n’y a pas de pieds sur les tranches courtes, et les grilles d’aération sont latérales. Le placer debout coupe la ventilation et expose la machine à un échauffement excessif. Mieux vaut s’en tenir à la position horizontale, comme conçu.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

Petit regret tout de même côté connectique : aucun lecteur de carte SD, pas de DisplayPort en taille standard, pas d’OCuLink non plus. Sur ce dernier point, GMKtec compense par les deux USB4 en 40 Gbps, ce qui permet de brancher un eGPU mais avec un débit théorique inférieur aux 64 Gbps d’un port OCuLink. Le compromis est cohérent avec le format, mais ceux qui visent une utilisation en GPU externe pour le jeu intensif devront en tenir compte.

Démontage, évolutivité et un format qui ne fait aucun compromis

L’accès à l’intérieur est l’un des plus simples que j’aie vus cette année. Une seule petite vis cruciforme, quelques aimants et la trappe inférieure se retire en quelques secondes.

À l’intérieur, deux emplacements M.2 2280 PCIe 4.0 sont accessibles, dont l’un est occupé par le SSD préinstallé. L’autre reste libre, ce qui permet d’ajouter jusqu’à 8 To supplémentaires, soit 16 To au total selon les capacités du marché. On trouve aussi l’emplacement M.2 2230 du module Wi-Fi et la pile CMOS.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

C’est en revanche du côté de la mémoire vive que le bât blesse. Les 16 Go de LPDDR5X sont soudés sur la carte mère, donc impossible à upgrader.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

C’est une limitation intrinsèque à la plateforme Lunar Lake d’Intel, qui intègre la RAM directement dans le package du processeur via la technologie Foveros pour gagner en bande passante. Le bénéfice est réel, j’y reviens plus loin, mais il faut accepter que la machine restera à 16 Go pour toute sa vie. Pour de la bureautique, du multimédia ou de l’IA légère, c’est suffisant. Pour faire tourner plusieurs machines virtuelles ou de gros modèles de langage en local, il faudra regarder ailleurs.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

Performances : l’efficacité avant la force brute

Pas de chichi, on passe directement aux performances. J’ai poussé la machine sur les benchmarks habituels et sur des usages réels. Le résultat est cohérent avec ce que promet Intel pour Lunar Lake : pas un foudre de guerre en multi-cœur, mais une plateforme remarquablement équilibrée et économe.

Récapitulatif des benchmarks

BenchmarkScore obtenu
Geekbench 6 – Single-Core2 617
Geekbench 6 – Multi-Core8 580
Geekbench 6 – OpenCL (GPU)25 559
Cinebench 2026 – Single-Thread461
Cinebench 2026 – Multi-Thread1 524
3DMark Fire Strike (score global)6 327
3DMark Time Spy Extreme1 653
3DMark Steel Nomad586
CrystalDiskMark – Lecture séquentielle7 137 Mo/s
CrystalDiskMark – Écriture séquentielle6 348 Mo/s
PCMark 107 718
Windows Experience Index (WEI)8,6
Consommation en jeu (Cyberpunk 2077 Ultra)33 W
Bruit en pleine charge (1 m)34 dB(A)

CPU : du single-core costaud, du multi-thread plus modeste

Sur Geekbench 6, le K13 affiche 2 617 points en single-core et 8 580 points en multi-core. Le score mono-cœur est très solide, ce qui se traduit dans les usages quotidiens par une réactivité immédiate. Sur Cinebench 2026, on obtient 461 points en single-thread et 1 524 points en multi-thread, soit un ratio de 3,30x entre les deux modes. C’est un comportement typique d’une puce à 8 cœurs sans Hyper-Threading.

Le Core Ultra 7 256V ne propose qu’un thread par cœur, là où Intel et AMD utilisaient jusqu’ici massivement le multithreading simultané. Le choix se défend en termes d’efficacité énergétique, mais il limite mécaniquement les performances sur les charges très parallélisées. Concrètement, face à un Ryzen 7 H 255 du NucBox K12, le K13 est en retrait d’environ 35 à 40 % en multi-thread sur des tests comme Cinebench R15. Pour du rendu 3D, de la compilation ou du transcodage massif, le K12 ou un mini-PC AMD Zen 4/5 reste plus pertinent.

En revanche, sur les usages quotidiens, la différence est imperceptible. Lancer une suite bureautique, retoucher des photos, gérer une douzaine d’onglets et une visio en même temps : le K13 ne bronche pas et la fréquence single-core grimpe sans difficulté à 4,8 GHz.

GPU : l’Arc 140V tient ses promesses, en partie

L’iGPU Intel Arc 140V est sans doute l’un des points les plus intéressants de cette plateforme. Architecture Xe2 (Battlemage), 8 cœurs Xe2, ray-tracing matériel, XeSS, encodage AV1, le tout adossé aux 137 Go/s de bande passante mémoire que permet la LPDDR5X 8533. Sur le papier, c’est l’iGPU Intel le plus abouti à ce jour.

Dans les faits, les résultats 3DMark donnent : 6 327 points sur Fire Strike, 1 653 points sur Time Spy Extreme et 586 points sur Steel Nomad. Ce sont des scores corrects pour un iGPU, qui placent le K13 dans la moyenne des configurations Arc 140V testées par ailleurs, légèrement en dessous de la moyenne enregistrée par 3DMark pour la même puce (8 456 sur Fire Strike par exemple). L’écart suggère que le K13 ne pousse pas son GPU au maximum de ce dont il est théoriquement capable, sans doute en raison du TDP plafonné à 37 W. En OpenCL, le NucBox K13 atteint 25 559 points sur Geekbench, ce qui reste très honorable pour une solution intégrée.

Stockage : un SSD rapide qui s’essouffle vite

Le SSD Huawei eKitStor Xtreme 200E de 1 To est une bonne surprise sur le papier, avec des débits annoncés autour de 7 000 Mo/s en lecture séquentielle. CrystalDiskMark le confirme : 7 132 Mo/s en lecture et 6 338 Mo/s en écriture séquentielle.

Le bémol arrive sur la durée. Sur un test d’écriture soutenu type DiskSpd, les débits chutent rapidement autour de 3 700 Mo/s après quelques secondes de sollicitation intense. C’est un comportement classique pour les SSD grand public sans grosse zone de cache SLC, mais il faut le savoir si vous prévoyez des transferts massifs ou du traitement vidéo lourd. Pour un usage normal, on ne voit pas la différence.

Bureautique et usages quotidiens

PCMark 10 renvoie un score global de 7 718 points, et l’indice WEI (Windows Experience Index) ressort à 8,6. Ce sont d’excellents chiffres qui traduisent une machine équilibrée et fluide pour tout ce qui touche à la bureautique, la navigation, la création de contenu léger et le streaming. Sur 7-Zip, encodage vidéo grand public, retouche photo, je n’ai jamais ressenti la moindre lenteur.

Bref, la combinaison rapide RAM/SSD/CPU compense largement les limitations multi-thread.

Gaming : possible, mais à 1080p et avec des compromis

Le K13 n’est pas un mini-PC gaming, mais il s’en sort honorablement. Sur Cyberpunk 2077 en 1280 x 720 en réglages « bas », on obtient 59 fps en moyenne, ce qui le rend jouable dans cette définition. En 1080p Low, on tombe à 38 fps, et en 1080p Ultra à 21 fps. Sur GTA V, on est à 164 fps en Low et 158 fps en preset Medium en 1080p. Baldur’s Gate 3 tourne autour de 30 fps en 1080p Medium. F1 24 est jouable en 1080p High à 58 fps.

En clair : les jeux récents sont jouables en 1080p avec des réglages bas à moyens, parfois en activant XeSS pour gagner un peu de marge. Pour du jeu compétitif léger, du jeu indé ou des titres anciens, le K13 fait le travail. Pour du AAA récent en qualité graphique élevée, il faudra passer son chemin ou compter sur un eGPU branché en USB4.

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Chauffe et bruit : la vraie réussite du K13

C’est peut-être là que le K13 m’a le plus impressionné. En charge maximale, mesure micro à un mètre de distance, je relève 34 dB(A). C’est très discret, à peine perceptible dans une pièce calme. En usage bureautique courant, la machine est inaudible. Le ventilateur turbine ne se réveille vraiment qu’en cas de session prolongée de jeu ou de stress test, et même là, il reste plus bien plus discet que la plupart des mini-PC AMD série H que j’ai testés.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

La température de surface reste également maîtrisée : maximum 31 °C sur le dessus en pleine charge, ce qui est très en dessous de la moyenne des mini-PC. La face inférieure chauffe davantage (jusqu’à 50 °C) puisque c’est là que la chaleur est évacuée, mais cela n’affecte pas l’usage tant qu’on respecte la position horizontale.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

À titre de comparaison, le NucBox K12 consomme 86 W contre 32 W ici sur Cyberpunk 2077, ce qui explique cette différence radicale de comportement thermique et sonore.

Le mot IA : 115 TOPS, et ça commence à compter

Le NPU intégré au Core Ultra 7 256V délivre 47 TOPS à lui seul, ce qui qualifie la machine pour la certification Copilot+ PC de Microsoft. En cumulant CPU, GPU et NPU, Intel revendique 115 TOPS de puissance IA totale. C’est un argument qui prend tout son sens si vous expérimentez les modèles de langage en local, les outils de transcription audio, le traitement d’image génératif ou les fonctions IA intégrées à Windows 11 (sous-titres en direct, Cocreator dans Paint, etc.).

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Pour aller plus loin, j’ai testé quelques modèles légers via LM Studio et Ollama. Les modèles 7B et 8B tournent correctement, à condition de bien quantizer, et le NPU peut décharger une partie du travail sur certaines applications optimisées. Là encore, les 16 Go de RAM finissent par se faire sentir si vous voulez monter en taille de modèle.

Prix et disponibilité

Le NucBox K13 est commercialisé en deux configurations, toutes deux avec 16 Go de RAM : la version 512 Go à 769 euros sur Amazon et la version 1 To à 889 euros, toujours sur Amazon. Les prix officiels affichés sont plus bas, et la machine est régulièrement proposée en promotion sur le site officiel de GMKtec, ce qui ramène les tarifs à des niveaux raisonnables.

Retrouvez notre guide des meilleurs mini PC par ici.

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Note finale du test
8 /10
Le GMKtec NucBox K13 est un produit cohérent, qui assume ses choix. Tout est calibré autour de l'efficacité de la plateforme Intel Lunar Lake : un format particulièrement plat et léger, un bloc d'alimentation compact, un niveau sonore très bas, une consommation maîtrisée et un comportement thermique exemplaire. Sur le terrain de l'IA locale et de la bureautique premium, c'est une vraie réussite à ce prix.

Reste que tout n'est pas parfait. La RAM soudée à 16 Go ferme la porte à tout futur upgrade, l'absence d'OCuLink limite les options eGPU, la performance multi-cœur est en retrait face aux meilleures puces AMD du moment, et la connectique est moins fournie que sur d'autres NucBox.

Points positifs du GMKtec NucBox K13

  • Format ultra-fin et léger

  • Niveau sonore très bas et chauffe maîtrisée

  • Plateforme Intel Lunar Lake efficace, avec 115 TOPS d'IA cumulée

  • Deux emplacements M.2 PCIe 4.0 pour étendre le stockage jusqu'à 16 To

  • Connectique cohérente avec USB4, HDMI 2.1, 5 GbE et triple sortie écran 4K

Points négatifs du GMKtec NucBox K13

  • RAM soudée et limitée à 16 Go, aucune évolution possible

  • Pas d'OCuLink, eGPU possible uniquement via USB4 (40 Gbps)

  • Performances multi-cœur en retrait face aux Ryzen H concurrents

  • Pas de lecteur de carte SD, pas de DisplayPort taille standard

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