Les spécifications des mémoires de stockage en UFS 3.0 sont désormais finalisées, promettant un espace de stockage toujours plus rapide sur nos smartphones à l’avenir.

La taille de notre espace de stockage sur nos smartphones n’est pas la seule caractéristique intéressante à relever : sa vitesse est également très importante. Une mémoire lente équivaut à un téléphone lent, faisant qu’il faut bien faire attention à ce point.

Ce domaine évolue toujours, et l’organisme JEDEC vient de publier les spécifications du standard 3.0 de la mémoire UFS. La version 2.1 de celle-ci équipe déjà les smartphones haut de gamme comme le Google Pixel 2 ou certains ultrabooks. Voici ce à quoi l’on peut s’attendre à l’avenir.

L’UFS 3.0 double la bande passante

Cette nouvelle spécification nous offre une bande passante plus que doublée comparativement à la 2.1, fournissant jusqu’à 2 lanes à 1 450 Mo/s pour un maximum de 2,9 Go/s (1,2 Go/s max sur l’UFS 2.1). Des outils de contrôle précis de la chauffe sont également inclus, avec pour but de faciliter le travail de l’industrie automobile en étendant le soutien de températures plus importantes.

Pour nos smartphones, c’est probablement le support d’un mode d’alimentation VCC à 2,5V, qui pourrait nous permettre de gagner un peu plus d’autonomie en baissant la consommation du stockage. Cet ajout permet surtout la compatibilité des dernières mémoires NAND.

L’adoption se fera sûrement attendre

Si l’arrivée de ce nouveau standard est une très bonne nouvelle, son adoption par nos smartphones devrait prendre un peu de temps. À l’heure actuelle, rares sont encore les téléphones à disposer d’une mémoire UFS 2.1, l’entrée de gamme étant souvent condamnée à utiliser l’eMMC bien moins rapide.

Le support dépendra des fabricants de SoC, qui sont ceux à même d’implémenter ce standard. Espérons qu’il se développe donc un peu plus sur le milieu et l’entrée de gamme, et surtout plus rapidement. Pour le moment, cette évolution ne devrait pas même apparaître sur les smartphones haut de gamme de 2018.