C’est confirmé, Volkswagen adopte la technologie de conduite autonome VLA 2.0 de Xpeng

 
Le « moment DeepSeek » de l’automobile est là. He Xiaopeng ne mâche pas ses mots : son système VLA 2.0 est une révolution selon lui. Et le fait que Volkswagen soit le premier client étranger prouve que la tech chinoise séduit.
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C’est le premier jour de l’année du Cheval en Chine, et He Xiaopeng vient de faire une belle annonce. Dans une note interne, le patron de Xpeng annonce que Volkswagen sera le premier client de sa technologie VLA 2.0.

Pour lui, c’est le « moment DeepSeek » de la conduite autonome. Si vous n’avez pas suivi, DeepSeek est cette boîte d’IA chinoise qui a prouvé qu’on pouvait faire aussi bien qu’OpenAI avec dix fois moins de moyens.

Xpeng estime avoir trouvé la recette miracle pour rendre la voiture autonome vraiment intelligente, efficace et, surtout, vendable à d’autres. Pour Volkswagen, c’est une bouée de sauvetage.

Mais l’Europe semble rester pour l’instant le bastion de Cariad, la filiale logicielle de Volkswagen qui multiplie les retards et qui travaille avec Rivian sur la partie logicielle. En limitant le VLA 2.0 à la Chine, VW évite de se mettre totalement sous la tutelle de Xpeng au niveau mondial, mais crée de fait une voiture à deux vitesses.

VLA 2.0, c’est quoi ?

Mais c’est quoi, au juste, ce VLA 2.0 ? Habituellement, une IA de conduite fonctionne en trois étapes : elle voit (Vision), elle traduit ce qu’elle voit en mots ou en concepts (Language), puis elle décide d’une action (Action). C’est le modèle classique « Vision-Language-Action ».

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Le problème ? Cette étape de traduction crée de la latence. C’est comme si vous deviez traduire « ballon rouge sur la route » en anglais dans votre tête avant de freiner.

Source : Frandroid

Xpeng a tout balancé par la fenêtre avec son architecture Vision-Implicit Token-Action. Ici, on supprime le dictionnaire. Le système crée des « tokens implicites », une sorte de langage secret que seule la machine comprend. Elle passe directement de l’image à la pédale de frein sans passer par la case langage humain. Selon Xpeng, c’est 7,5 fois plus rapide et ça consomme beaucoup moins d’énergie.

Pour entraîner ce monstre, Xpeng a ingurgité 100 millions de clips vidéo. L’équivalent de 65 000 ans de conduite humaine. L’IA a appris seule, sans qu’un humain n’ait besoin de lui dire « ceci est un piéton ». Elle a compris les lois de la physique par l’observation pure. C’est pour ça qu’elle est capable de reconnaître un geste de la main d’un policier ou d’anticiper le changement d’un feu alors qu’elle n’a jamais vu ce carrefour précis.

Pourquoi Volkswagen a craqué

Le deal ne s’arrête pas au logiciel. Volkswagen embarque aussi la puce Turing AI de Xpeng. Ce processeur maison est un monstre de puissance : 750 TOPS par puce. Dans les versions « Ultra » de Xpeng, on en trouve trois, soit 2 250 TOPS. À titre de comparaison, c’est trois fois plus puissant que ce que propose Nvidia avec ses puces Thor les plus récentes.

Source : Frandroid

Pour Volkswagen, c’est un choix pragmatique mais douloureux. En adoptant le VLA 2.0, le constructeur allemand s’assure d’avoir des voitures capables de circuler de manière autonome (jusqu’au niveau 4) dès 2026, notamment sur des routes étroites. Xpeng promet une amélioration par 13 de la fluidité dans ces zones complexes.

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