Un responsable de Huawei a très clairement laissé entendre que son entreprise allait abandonner le marché américain après avoir rencontré de très nombreux obstacles à sa conquête des États-Unis.

Huawei et les États-Unis, c’est la belle histoire d’amour qui n’a jamais commencé. Le constructeur chinois, qui n’a jamais caché son ambition de surpasser Samsung et Apple, a longtemps nourri l’espoir de s’installer durablement sur le marché américain pour y vendre ses smartphones, entre autres. Mais le constructeur aurait finalement décidé de jeter l’éponge, fatigué de dépenser de l’énergie en vain.

Rappelons en effet que les services secrets américains — et la FCC également — ont récemment exprimé leurs inquiétudes face à l’implantation de Huawei aux États-Unis qu’ils considèrent comme étant un potentiel « risque pour la sécurité » du pays. L’entreprise avait réagi en indiquant que ces accusations d’espionnage étaient infondées.

Dans le même temps, Huawei a vu ses négociations avec l’opérateur américain AT&T prendre fin brusquement et Best Buy, le seul magasin physique vendant des produits Huawei aux États-Unis, retirer tous les appareils de la marque de ses rayons.

Suite à toutes ces mésaventures, Eric Xu, PDG du groupe Huawei par intérim a indiqué lors d’un événement en Chine « qu’il y a des choses que l’on ne peut pas changer, et c’est mieux de ne pas trop y penser ». Ses propos ont été rapportés par un analyste d’Atherton Research dans les colonnes de Forbes.

Laisser tomber

De cette façon, nous avons plus d’énergie et de temps à consacrer à nos clients et à fabriquer de meilleurs produits pour répondre à leurs besoins. Dans certains cas, il suffit de laisser tomber et nous pouvons aller de l’avant », a ainsi affirmé le responsable de Huawei.

Des déclarations qui laissent peu de place au doute. L’entreprise a néanmoins précisé à Atherton Research qu’elle comptait tout de même commercialiser aux États-Unis sa tablette MediaPad M5 et son ordinateur MateBook X Pro.

Ce retrait du marché américain ne concernerait donc « que » les smartphones et les infrastructures télécom…