Le Nothing Phone (4a) Pro est le vrai successeur spirituel de OnePlus : nous l’avons pris en main

L'air de Nothing, il a tout

À peine deux jours après la présentation de l'iPhone 17e, Nothing dégaine son Phone (4a) Pro à Londres. Carl Pei ne cache même plus sa cible. C’est audacieux, un brin punk et surtout très bien orchestré pour voler la vedette au géant de Cupertino.
Nothing Phone (4a) Pro // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid
 

Depuis 2021, Nothing joue avec les codes du marketing comme personne. Après avoir quitté OnePlus parce que la marque perdait son âme, Carl Pei et une partie de son équipe ont juré de ramener de l’excitation dans une industrie devenue trop sage. Aujourd’hui, avec le Phone (4a) Pro, il s’attaque frontalement au nouvel iPhone 17e.

Nothing Phone (4a) Pro // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Occuper l’espace médiatique 48 heures seulement après Apple : c’est du grand Nothing. Le smartphone abandonne pourtant ce qui faisait son sel, à savoir ce dos en plastique transparent qui laissait entrevoir les entrailles de la machine. À la place, on découvre une coque en aluminium beaucoup plus classique, mais nettement plus premium sous les doigts.

Chloé a beaucoup aimé le coloris rose // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Ce passage à l’aluminium change beaucoup la perception du smartphone. Premier constat flagrant : les traces de doigts, plaie éternelle du plastique brillant, ont disparu. On ressent immédiatement le côté haut de gamme. Malgré ce changement de matériaux, l’appareil reste étonnamment léger en main. C’est un équilibre difficile à trouver, mais Nothing semble avoir réussi son coup.

Nothing Phone (4a) Pro // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Chloé Pertuis, qui a réalisé la prise en main du smartphone depuis Londres, confirme que le saut qualitatif est immédiat.

Une ergonomie repensée et un écran qui brille

Côté prise en main, Nothing a revu sa copie. Le nouveau bouton physique est idéalement placé, pile au niveau du pouce. Plus besoin de faire de la gymnastique digitale pour l’atteindre, c’est naturel et immédiat. Autre point de satisfaction : le smartphone est enfin plat. Fini le « bump » de l’appareil photo qui faisait basculer le téléphone dès qu’on le posait sur une table. Il reste désormais parfaitement stable sur son dos.

Nothing Phone (4a) Pro // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Mais c’est au niveau des finitions que la surprise est la plus grande. Les arêtes de la coque sont désormais arrondies, ce qui offre une prise en main bien plus confortable que par le passé. C’est du jamais vu chez Nothing, qui nous avait habitués à des tranches beaucoup plus saillantes. Ce choix ergonomique, couplé à la légèreté de l’aluminium, rend l’utilisation à une main particulièrement agréable.

Nothing Phone (4a) Pro // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Le Nothing Phone (4a) Pro dispose d’un écran arrière appelé Glyph Matrix. Contrairement au modèle standard qui a un Glyph Bar (barre de LED), la version Pro reprend une matrice circulaire de LED du flagship Phone (3).

Cette Glyph Matrix compte environ 137 micro-LED, bien moins que les 489 du Phone (3), mais elle sert aux notifications, rappels, appels entrants et animations personnalisées sans allumer l’écran principal. Elle offre des animations avancées pour notifications, rappels, appels et personnalisations, sans allumer l’écran principal. 

Nothing Phone (4a) Pro // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

L’écran est l’autre grosse claque de cette présentation. On est face à une dalle AMOLED de 6,83 pouces affichant une définition de 2 800 x 1 260 pixels avec un taux de rafraîchissement de 144 Hz. Chloé a pu le tester sous une lumière ambiante très forte sur le lieu de l’événement, et le résultat est sans appel : la lisibilité est totale. Les 5 000 nits en pic HDR devraient faire un travail remarquable pour contrer les reflets les plus agressifs.

Nothing Phone (4a) Pro // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Sous le capot, le Snapdragon 7 Gen 4 assure une excellente fluidité pour Android 16 et Nothing OS 4.1. On sent l’héritage OnePlus ici : une optimisation logicielle pensée pour que tout glisse. La batterie de 5 080 mAh, rechargeable à 50 W, devrait permettre de tenir largement la journée, même avec cet écran XXL. C’est une fiche technique solide qui ne fait aucune concession majeure pour son segment de prix.

Le prix du succès face à Apple

Nothing veut étouffer la concurrence. Le ticket d’entrée est fixé à 499 € pour la version 8/128 Go. Pour ceux qui ont besoin de plus d’air, la variante 12/256 Go s’affiche à 569 €.

C’est agressif, surtout quand on sait qu’une remise de 50 € est prévue pour les précommandes entre le 13 et le 26 mars 2026.

Notez que nous avons également testé le Nothing Phone (4a) standard, plus abordable, dont vous pouvez retrouver le test complet sur le site.

Ce positionnement est un message envoyé directement à Apple, Samsung et Google. Proposer un écran de cette qualité, une finition en aluminium qui ne retient pas les traces de doigts et une ergonomie aussi soignée pour moins de 500 euros, c’est un pari payant pour l’image de marque. Nothing n’est plus la petite start-up qui s’amuse avec des LED, c’est devenu un constructeur sérieux qui sait exactement où frapper pour faire mal.

Bref, le Nothing Phone (4a) Pro est sans doute l’appareil le plus mature de la marque à ce jour. On perd un peu de l’originalité visuelle des débuts, mais on gagne une crédibilité matérielle indéniable.

Si vous cherchez un smartphone Android qui ne ressemble pas à une brique en plastique et qui ne coûte pas un SMIC, c’est clairement l’option à surveiller de très près dès le 27 mars. Notre test devrait arriver assez vite.

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