Une entreprise a conçu un parachute spécialement adapté aux drones de DJI. Ce système de sécurité est le premier à répondre aux exigences d’une norme internationale et pourrait ainsi permettre aux pilotes d’opérer au-dessus de zone avec une grande densité de personnes.

Faire voler un drone est une activité de loisir ou professionnelle dont la popularité grimpe progressivement avec le temps et l’amélioration des appareils proposés. Toutefois, pour des raisons évidentes de sécurité, la grande majorité des pays interdisent de piloter ce genre d’engins au-dessus d’endroits fréquentés par un grand nombre de personnes.

Cette précaution vise simplement à s’assurer qu’aucune personne au sol ne soit blessée en cas de chute d’un drone. En conséquence, sauf s’ils profitent d’une autorisation spéciale des autorités, les pilotes doivent s’éloigner des villes (entre autres zones protégées).

Norme internationale

Or, voilà qu’intervient l’entreprise Indemnis. Celle-ci a conçu un petit parachute conçu pour le DJI Inspire 2. Ce système de sécurité a été baptisé Nexus — à ne pas confondre avec le taxi volant d’Uber — et vise évidemment à faciliter l’obtention d’une autorisation de vol au-dessus des lieux densément peuplés ou traversés.

Vous vous en doutez, d’autres systèmes de parachutes ont déjà été imaginés pour des drones par le passé. Toutefois, le Nexus est le tout premier à être validé par la norme technique internationale ASTM F3322-18. Celle-ci « est conçue pour permettre des opérations de vol en toute sécurité au-dessus de personnes à bord de petits véhicules aériens sans pilote tout en utilisant un parachute comme dispositif d’atténuation des risques ». Ce standard couvre cinq différents scénarios de chutes.

Obtenir l’autorisation des autorités

Ce système de sécurité ralentit considérablement la vitesse de chute d’un drone, donnant ainsi le temps à la foule de se disperser. Indemnis a imaginé des parachutes spécialement pour les drones de DJI. Ce dernier compte dessus pour obtenir des certifications auprès de la FAA, l’agence gouvernementale qui gère toute la réglementation concernant l’aviation civile aux États-Unis.

Reste à savoir comment cette nouvelle sera accueillie par les autorités françaises dont les règles sont également très strictes.