La marque tchèque Skoda a levé le voile sur un concept de deux-roues électrique un poil particulier : le design d’un vélo, la puissance d’un cyclomoteur. Son système d’accélération et de freinage se distingue aussi par son côté innovant et ludique.

Skoda lui-même ne classe son produit dans aucune catégorie : ni vélo, ni cyclomoteur, mais un concept de deux-roues électrique reflétant sa vision à court et moyen terme dans le domaine de la mobilité urbaine. Ainsi est né KLEMENT, présenté dans un communiqué de presse officiel à l’occasion de la 89e édition du salon automobile de Genève. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’engin interpelle par son design minimaliste.

La vitesse d’un cyclomoteur

Oubliez les leviers de frein, les dérailleurs et tous les câbles apparents, et faites place à un produit composé d’une selle, d’un cadre en aluminium, de roues… et d’un moteur électrique de 4 kW fixé à l’arrière. En son cœur, KLEMENT dissimule une double batterie amovible de 1250 Wh, lui offrant un rayon d’action de 62 kilomètres. Toujours est-il que ce deux-roues arbore un look épuré, dont les lignes se rapprochent considérablement du vélo.

Sauf que sa motorisation lui permet de grimper jusqu’à 45 km/h, soit une vitesse ne répondant pas aux textes de loi français, lesquels autorisent les vélos électriques de filer jusqu’à 25 km/h. C’est donc pourquoi KLEMENT s’apparente plus à un cyclomoteur, malgré son design trompeur. D’autant plus que son système d’accélération et de freinage se situe aux antipodes de celui d’un vélo.

Une question d’inclinaison

Il suffit en effet à l’utilisateur de poser ses pieds sur les pédales fixes, avant de les incliner vers l’avant pour prendre de la vitesse. Et inversement pour en perdre, grâce aux freins à disque hydraulique équipés d’un ABS. À noter qu’un système de récupération d’énergie lors du freinage permet de récupérer quelques précieuses minutes d’autonomie à cet engin pesant tout de même 25 kilos.

Comme tous les deux-roues électriques du moment, KLEMENT dispose d’une connectivité lui permettant de s’appareiller à un smartphone, avec lequel l’utilisateur pourra consulter des diagnostics ou encore limiter l’usage du produit à une zone géographique préétablie. Cerise sur le gâteau : pour recharger son appareil mobile en toute sécurité, un support doté d’une charge par induction a été installé par les équipes de la firme. Aucune information sur son prix et sa date de sortie n’a été communiquée.