J’ai profité d’une vadrouille aux États-Unis pour essayer un Light L16. Ce papier n’est pas une prise en main, ni un test, néanmoins nous voulions vous partager nos impressions.

Il est étrange ce Light L16. Commercialisé en juillet 2017, le projet est né en 2015 bien avant la mode des multi-caméras derrière nos smartphones. Ce n’est pas un smartphone, mais un appareil photo sous Android. Sa particularité : 16 modules pour l’appareil photo – 5 à 28 mm, 5 à 70 mm, et 6 à 150 mm en ouverture fixe f/2.0. L’équipe Light voulait égaler les performances d’un reflex avec cet étrange appareil sous Android.

Le Light L16 utilise la « photographie computationnelle« , je ne sais pas si ce terme existe, mais cela consiste à fusionner les photos individuelles avec des données de profondeur pour réaliser le cliché parfait. Exactement ce que font les smartphones à plusieurs capteurs photo.

Prendre en main un appareil que l’on connaît depuis 3 ans provoque un sentiment de satisfaction, malheureusement je n’ai pu le manipuler qu’une vingtaine de minutes dans un environnement fermé. Ce que je peux vous dire : il est beaucoup plus gros que ce que j’imaginais, bien plus gros et épais qu’un smartphone. Difficile de le glisser dans une poche de jean.

L’intégration des 16 caméras est impressionnante, on peut observer l’optique de chaque caméra — avec de très bonnes finitions.

À l’usage, on retrouve une véritable plage de zoom optique de 28-150mm emballée dans une brique, le changement d’optique est quasi-instantané, on entend de véritables bruits liés à l’activation des caméras à l’arrière du L16 (c’est l’autofocus qui fait un bruit monstrueux). L’exemplaire que j’avais en main fonctionnait très bien, comme un smartphone, et il est facile de s’adapter à l’interface. Il offre également la possibilité de modifier la profondeur de champ en post-prod, comme nos smartphones actuels.

Évidemment, impossible de vous donner un avis complet sur cet appareil : plusieurs tests sont disponibles sur le Web, on peut se faire une idée assez rapidement de l’appareil. Le L16 a souffert de nombreux bugs de son logiciel (sous Android) depuis sa commercialisation et même si les utilisateurs ont noté de gros progrès, beaucoup le considèrent comme un produit en beta-test plusieurs mois après son lancement. Il semble être particulièrement mauvais en basse luminosité, un compact APS-C ferait bien mieux, par contre les photographies qu’il produit sont satisfaisantes en journée (du lever au coucher du soleil).

À bien des égards, le L16 est comme un appareil photo moyen — c’est lent, parfois difficile, avec des difficultés en faible luminosité, mais dans les bonnes mains avec la bonne stabilisation (du trépied), vous pouvez faire de superbes photos. Et je pense que vous pouvez obtenir d’impressionnantes photos de cette caméra dans les bonnes conditions, à condition que vous soyez prêt à reprendre vos photos en post-traitement dans un outil tel que Lightroom.

Nous sommes loin de la promesse initiale, mais il faut avouer que cet appareil reste impressionnant plusieurs mois après son annonce (vendu près de 2000 dollars avec de nombreuses promotions depuis son lancement). Le logiciel s’améliore mise à jour après mise à jour, il faudra néanmoins attendre les prochaines générations d’appareils Light pour réellement envisager de craquer. Autre point positif, la communauté autour de la jeune marque est dynamique et engagée.

(…) Le Light L16 semble être une idée ingénieuse qui n’a tout simplement pas bien fonctionné dans la réalité. Compte tenu de son prix de vente de 1 950 dollars, il est difficile de voir à qui cela pourrait convenir.