Gigaset lance ses nouveaux smartphones d’entrée de gamme sur un marché ultra concurrentiel. Pour se démarquer, le constructeur vante la qualité allemande et son SAV européen.

Les marques de smartphones semblent se multiplier ces derniers temps. Certaines viennent de l’étranger et veulent investir le marché français comme Xiaomi ou Oppo, et d’autres viennent d’autres secteurs ou profitent de leur réussite dans les feature phones pour se lancer dans le monde des téléphones intelligents. Dans cette nouvelle guerre, Gigaset, déjà expert dans les appareils de domotique ou encore dans la téléphonie BtoB, compte bien profiter de son image de constructeur européen pour tirer la couverture à lui.

La Blitzkrieg en entrée de gamme

Après les GS270 et GS370, Gigaset revient cette année avec 3 nouveaux smartphones, les GS100, GS180 et GS185, respectivement proposés à 99, 149 et 179 euros, des prix très agressifs qui viennent jouer dans la cour des constructeurs chinois, eux-mêmes ayant l’habitude de tirer les tarifs vers le bas.

Pour annoncer un prix d’appel à deux chiffres, Gigaset n’hésite pas à montrer une fiche technique bien loin de celles des flagships qui multiplient les chiffres. Ici, comptez sur un écran IPS de 5,5″ en HD+, un processeur MediaTek MT6739WA, 1 Go de RAM, 8 Go de stockage, ou encore un appareil photo de 8 Mégapixels. Des caractéristiques heureusement soutenues par Android 8.1 Go Edition, ce qui permet à l’appareil de tourner correctement et fluidement, même si l’absence des fines animations habituelles pourra donner une fausse impression de lenteur aux habitués d’Android.

Gigaset GS100

Les deux autres sont en revanche plus dignes d’intérêt pour les technophiles au budget serré et ne s’adresse plus qu’à ceux qui cherchent un téléphone au plus bas prix. Sur le GS185, on trouve pas exemple un Snapdragon 425, 2 Go de RAM et un appareil photo de 13 Mégapixels. Rien de bien fou ? Certes, quand on le compare aux appareils encore plus agressifs de Xiaomi, le dernier-né de Gigaset ne fait pas particulièrement rêver sur le papier, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’a pas des arguments à faire valoir.

La qualité allemande

Pour justifier des fiches techniques légèrement en retrait par rapport aux smartphones venus d’Asie, Gigaset met en avant sa conception allemande. Le GS185 est non seulement conçu outre-Rhin, mais est aussi assemblé sur place, ce qui fait de lui le premier smartphone entièrement fabriqué en Europe depuis au moins 15 ans selon la marque.

Outre la méticulosité légendaire des allemands et les « tests drastiques » que passent leurs téléphones avant leur commercialisation, Gigaset mise sur son service après-vente européen pour attirer sa clientèle. Ceci lui permet d’avancer un taux de retour brut de 1,06 %, soit 0,7 % de produits réellement défectueux une fois les faux négatifs écartés.

Quand bien même il serait nécessaire de faire appel au SAV pour le GS185, sa proximité fait qu’un retour SAV complet prend en moyenne moins de 3 jours et que la livraison est particulièrement rapide « un camion qui part aujourd’hui d’Allemagne sera à Paris demain » précise Sebastien Joumard, président de la marque.

Gigaset pense également à aller plus loin encore en proposant un service de personnalisation de ses téléphones. En disposant d’une usine aussi proche, il serait théoriquement possible pour le constructeur de proposer un service personnalisé pour certaines entreprises par exemple. On peut imaginer un système de gravure de logo directement sur la coque du téléphone, mais les possibilités sont nombreuses.

Pour l’été

Le GS185 devrait arriver dans le courant du mois de juillet chez les revendeurs spécialisés comme Darty par exemple. Le GS100 quant à lui compte bien occuper le slot du « prix magique » (99 euros) dans les hypermarchés. Bien sûr, nous tenterons de les tester plus en longueur dès que possible afin de déterminer ce qu’ils valent vraiment.