Récemment, Orange a augmenté le prix du forfait Zen 2 Go et l’a fait passer à 10 Go. Ceci étant, la procédure même est pointée du doigt par l’UFC Que Choisir qui la trouve immorale à défaut d’être illégale.

Depuis que le marché est composé de quatre opérateurs, les prix ont tendance à baisser plutôt qu’augmenter. Ceci étant, ce n’est pas du goût de tout le monde : Stéphane Richard par exemple, le PDG d’Orange, ne cesse de critiquer cette recherche du prix le plus bas au détriment — selon lui — de l’investissement réseau.

Récemment, l’opérateur a augmenté automatiquement le prix de son forfait Zen 2 Go de 2 euros à partir du 1er octobre. En contrepartie, les abonnés ont désormais droit à 10 Go de data au lieu de 2.

Orange force une augmentation de son forfait Zen 2 Go

Cette pratique, qui a aussi été utilisée par Bouygues Telecom ou encore SFR, est vivement critiquée aujourd’hui par l’association de consommateurs UFC Que Choisir qui pointe du doigt l’opérateur historique comme dernier utilisateur d’une pratique certes légale, mais « inélégante » selon eux.

L’association a en effet reçu plusieurs plaintes en ce sens. Ce qui est pointé du doigt est surtout la procédure utilisée : les abonnés sont prévenus par courrier de cette augmentation automatique, et peuvent faire le choix de rester sur leur ancien forfait à partir de leur espace client.

Pas illégal, mais immoral

L’opérateur prévoit un délai de 4 mois de rétractation par la suite. Ceci étant, nombreux sont les abonnés à se rendre trop tard compte de cette augmentation, forçant quoi qu’il arrive un à deux mois de facturation augmentée avant qu’ils n’aient le réflexe d’aller sur leur espace client.

UFC Que Choisir le pointe du doigt, tout en soulignant qu’il s’agit selon eux d’une nouvelle méthode pour les opérateurs afin d’augmenter silencieusement leurs prix sans avoir de répercussion publique.

C’est effectivement un constat que l’on peut faire d’un point de vue journalistique, nous forçant par ailleurs à prévenir les abonnés autant que faire se peut. Nous aurions donc tendance à rejoindre la conclusion d’UFC Que Choisir : si légale que la procédure soit, elle est bien immorale. Pour le moment, l’association n’a pas annoncé de procédure légale ; il semble que son action soit surtout dans le but d’alerter les consommateurs autant que les pouvoirs en présence.