Alors que le déploiement de la 5G a déjà commencé aux États-Unis, la nouvelle génération de réseau inquiète particulièrement les météorologues. Les ondes 5G pourraient en effet altérer les prévisions météorologiques à cause de fréquences d’ondes trop proches.

Si la 5G n’est pas attendue en France avant la fin de l’année, le déploiement du réseau a déjà commencé outre-Atlantique. Néanmoins, si l’on peut se féliciter d’un débit accru et d’un temps de latence réduit, les ondes de fréquence utilisées inquiètent la communauté américaine des météorologues, comme le relate le site de 20 Minutes.

L’une des principales plages de fréquence utilisées par la 5G est en effet celle des 26 GHz — entre 24,26 GHz et 27,5 GHz — et ce, aux États-Unis comme en Europe. Le RSPG, en charge de l’harmonisation européenne du spectre de fréquence, recommande ainsi aux différents États membres de libérer la bande des 26 GHz pour permettre de l’utiliser pour la 5G.

Des fréquences d’ondes très proches entre la 5G et la vapeur d’eau

Le problème est que la partie basse de cette bande des 26 GHz, à 24,26 GHz, est très proche de celle des 23,8 GHz, d’ores et déjà utilisée par les satellites météorologiques pour détecter les taux d’humidité dans l’atmosphère. Dès lors, il existe un risque d’interférence entre les ondes 5G et les données récoltées par les satellites. Ces interférences pourraient altérer la qualité des prévisions météorologiques, comme l’explique le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme interrogé par 20 Minutes : « Cela aura pour effet de nous amener à utiliser de fausses infos ou de ne pas les utiliser en raison du doute, réduisant dans tous les cas la fiabilité de nos prédictions météo ».

Si le risque et la crainte des scientifiques sont réels aux États-Unis, elle semble néanmoins réduite en France. En effet, les États européens comptent mettre en place des garde-fous afin de séparer nettement les ondes 5G des effets étudiés par les satellites. « Il est prévu d’intégrer une protection à la bande 26 GHz avec une insonorisation pour éviter les interférences et permettre aux satellites de continuer à détecter des données », a ainsi assuré Gilles Brégant, directeur général de l’Agence nationale des fréquences interrogé par 20 Minutes.

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