Les systèmes embarqués sous Android, ce n’est pas en soi une nouveauté. On en parle surtout, depuis quelques années, du côté de l’automobile (dès 2009 !), et un peu moins dans le monde de l’aéronautique. La compagnie Norwegian, qui n’est toutefois pas exactement la première à se lancer dans monde d’Android, annonce la disponibilité d’un système de divertissement sous l’OS de Google dans sa flotte de Dreamliners.

Norwegian

L’intégration de systèmes de divertissement embarqués dans les longs-courriers ne date pas tout à fait d’hier, puisque Boeing annonçait dès 2011 travailler à l’intégration de l’OS à ses appareils Boeing 787 Dreamliners. Encore fallait-il que des compagnies aériennes se lancent dans l’aventure : c’est le cas désormais de Norwegian.

Les passagers de la compagnie scandinave pourront, s’ils empruntent un des nouveaux Boeing 787 Dream de sa flotte reliant la Norvège avec les États-Unis et  l’Asie, bénéficier d’un système de divertissement basé sur Android, probablement dans une version 2.x, comme c’est souvent le cas dans chez les systèmes embarqués. Rien de nouveau ici, si ce n’est que Norwegian se définit elle-même comme une compagnie low-cost, ce qui ne l’empêchera pas, sur des appareils flambant neufs, d’autoriser ses passagers à utiliser des applications pré-chargées, d’accéder à des films à la demande, à de la musique, et même d’acheter des boissons ou des en-cas. Paul Margis, le président de Panasonic Avionics, en charge des écrans tactiles intégrés aux sièges des avions (la dimensions de ces tablettes n’a pas encore été communiquée par Norwegian), se félicite de cette innovation :

Cette architecture basée sur une plateforme ouverte facilite un développement, une intégration et un déploiement d’applications plus rapide et plus facile, permettant à Norwegian de proposer à ses passagers une expérience de divertissement encore plus bluffante, tout en créant de nouveaux canaux de revenus.

Si le bénéfice de l’intégration d’Android à des Boeing réservés aux longs trajets revient principalement aux passagers, qui devraient trouver là de quoi s’occuper un peu plus efficacement pendant leurs voyages, n’oublions pas qu’elle les encouragera au passage à commander des contenus payants sur lesquels Norwegian devrait se réserver une commission propre à rentabiliser son investissement dans ses fameux Dreamliners.