L’application leader en matière de reconnaissance musicale sur smartphones annonce avoir franchi le cap des 10 milliards d’utilisations sur les plateformes mobiles.

Shazam

Lancé en Grande Bretagne en 2002, le service Shazam a parcouru bien du chemin, jusqu’à atteindre les 10 milliards d’utilisations. L’application, disponible sur les terminaux Android, iOS, mais aussi BlackBerry et Windows Phone, s’est offert des nouveautés au fil du temps, jusqu’à fournir la reconnaissance musicale comme celle des publicités et des programmes TV. Shazam a attendu dix ans pour revoir son modèle économique : initialement sans publicités, il a intégré des bannières dans son application gratuite en septembre 2012, tout en conservant la limitation à 5 « tags », c’est-à-dire à 5 reconnaissances par mois dans sa version gratuite. Pour se délester de cette contrainte, l’utilisateur doit passer à Shazam Encore, la version payante de l’application.

La croissance de Shazam, si elle a démarré il y a plus d’une décennie, s’est largement accélérée ces derniers mois, comme l’indique son CEO, Rich Riley : « La compagnie a mis dix ans à atteindre son premier milliard, dix mois pour atteindre son deuxième milliard et maintenant, la compagnie voit l’activité de ses utilisateurs s’accélérer si rapidement qu’il n’a fallu que deux mois pour passer de neuf à dix milliards de Shazam« . Rappelons que cet été , Shazam annonçait 350 millions d’inscrits, et indiquait recruter 10 millions de nouveaux utilisateurs par mois, avec environ 2 millions d’utilisateurs actifs chaque semaine. La firme indique en outre dépasser les 100 millions de recherches par semaine, pour un rapport utilisateur/recherche effectivement impressionnant.

Cap sur le téléchargement musical

Si Shazam mise sur la publicité dans le cadre de son application gratuite et d’une formule payante pour son application illimitée, le service trouve son modèle de rentabilité dans le renvoi vers les portails de téléchargement musical (iTunes et Amazon notamment), lequel génère, selon la firme, plus de 300 millions de dollars de revenus dans l’industrie de la musique dématérialisée (environ 10 % du marché). Les investisseurs ne s’y sont pas trompés : alors que l’année 2012 avait vu Shazam accuser des pertes financières, l’année 2013 s’annonce comme celle de la rentabilité. Le businessman Carlos Slim y a ainsi vu l’occasion d’investir, avec 40 millions de dollars placés en parts Shazam en juillet dernier.

Shazam Encore Shazam Entertainment Limited