Le flick est une unité de temps inventée par Facebook dont le but est de simplifier le travail de nos machines et logiciels dès que l’on a affaire aux normes couramment utilisées dans les contenus multimédias. Vous pensez que c’est compliqué ? Pas le moins du monde. On vous explique ça avec un peu de maths et de logique.

Facebook est avant tout un réseau social. Mais, comme tout le monde le sait, l’entreprise est bien décidée à laisser son empreinte sur le monde, numérique et réel, et diversifie ses activités pour se donner les moyens d’y arriver. Malgré cela, personne ne pouvait vraiment s’attendre à ce que la firme de Mark Zuckerberg invente carrément une unité de temps baptisée « flick ».

C’est par l’intermédiaire de TechCrunch qu’on apprend que les équipes d’Oculus — qui appartient à Facebook — ont inventé le flick. Et le plus impressionnant dans tout cela, c’est que cette unité pourrait être beaucoup plus pratique qu’on ne pourrait le croire de prime abord. Car non, il ne s’agit pas de mesurer le temps qui passe entre deux posts Facebook publiés par un internaute. C’est bien plus pertinent.

1/705600000, ça fait combien ?

Le flick vaut 1/705 600 000 seconde. Évidemment, si on s’arrête là, on aurait du mal à comprendre l’intérêt de cette unité de temps. Mais, comme on peut le lire sur la page GitHub dédiée, ce chiffre peut être divisé par 8 ; 16 ; 24 ; 25 ; 30 ; 44,1 ; 60 ; 90 ; 120… On obtient à chaque fois un nombre entier, sans décimale. Et là, vous commencez peut-être à comprendre.

Vous avez déjà dû croiser les nombres listés ci-dessus sur des contenus multimédias, car on les utilise fréquemment pour parler de nombre d’images par secondes, de fréquences ou encore d’encodage : 24 images par seconde au cinéma, un écran 120 Hz ou un fichier audio à 44,1 KHz.

Flick pour décimer les décimales

Quand on calcule les fractions que l’on peut voir dans toutes ces mesures, on obtient inévitablement des résultats avec une suite de chiffres interminables derrière la virgule. Par exemple, les 24 images par seconde que l’on croise beaucoup dans les films, se traduisent par la fraction 1/24 qui équivaut à 0,04166666666 — la suite de 6 se répétant à l’infini. Pour plus de simplicité, on arrondit à 0,04167, ce qui n’est fatalement pas tout à fait exact d’un point de vue purement mathématique. Or nos machines et systèmes informatiques n’aiment pas ce genre d’imprécisions.

C’est là qu’intervient le flick. Car cette fraction 1/24 se traduit par 29 400 000 flicks tous ronds. Un framerate à 60 FPS ? La fraction 1/60 donne 11 176 000 flicks. 120 FPS font 5 880 000 flicks. Et ainsi de suite. Ces nombres assez longs ne sont pas faciles à retenir pour le cerveau humain, mais pour une machine ils sont parfaits, puisqu’ils sont entiers.

Quand t’as compris comment marche le flick.

Harmonisation

Et le flick réussit à transformer presque tous les standards utilisés en nombre entier. Le but affiché est évidemment d’utiliser cette unité de temps à toutes les sauces afin d’harmoniser le tout.

Le format et le code du flick sont consultables et téléchargeables sur GitHub.