Nvidia réclame 352 millions de dollars à Qualcomm. En cause : la fermeture de la division Icera, notamment située dans le sud de la France, à Sophia Antipolis. Celle-ci serait la cause des pratiques anti-concurrentielles mises en place par Qualcomm.

Manifold Nvidia

En décembre dernier, la Commission européenne est revenue en détail sur l’enquête ouverte en juillet 2015 pour déterminer si Qualcomm bénéficiait d’un abus de position dominante sur le marché des modems 3G et 4G. La commission a mis en avant des pratiques anti-concurrentielles, avec notamment des paiements d’exclusivité et une stratégie d’éviction par les prix. Qualcomm aurait d’ailleurs pu payer Apple pour que le géant de Cupertino utilise exclusivement les modems de la marque. Il n’en fallait pas plus pour que Nvidia réclame à Qualcomm des dommages-intérêts, suite à la fermeture de la division Icera en charge des modems en mai 2015.

 

352 millions de dollars

Selon le site Bloomberg, Nvidia réclamerait 352 millions de dollars de dommages-intérêts à Qualcomm. En cause, selon Nvidia, des pratiques qui lui auraient fait rater des contrats avec des gros clients. Nvidia n’y va pas par quatre chemins, expliquant que la fermeture d’Icera résulterait des pratiques anti-concurrentielles mises en place par Qualcomm. Pour rappel, Nvidia avait mis la main sur Icera en 2011 pour 367 millions de dollars et avait dû débourser environ 100 millions de dollars pour se débarrasser d’Icera, avec notamment 500 licenciements dont 123 en France.

Cette demande aboutira-t-elle ? C’est possible, vu la position de la Commission européenne (même si l’affaire en cause ici se joue dans un tribunal londonien) mais aussi à cause du passif de Qualcomm. L’entreprise a déjà été condamnée à verser quasiment 1 milliard de dollars en Chine l’année dernière pour des pratiques anti-concurrentielles et l’entreprise était sous le feu d’une enquête en Corée du Sud en fin d’année dernière pour les mêmes raisons.