Le géant Google a réussi à obtenir de nouveaux délais pour répondre aux reproches de Bruxelles. La Commission européenne reproche à Google de pratiquer un abus de position dominante avec Android.

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Google s’est vu encore une fois autorisé un délai supplémentaire pour répondre aux accusations d’abus de position par la Commission européenne en avril dernier. L’enquête antitrust vise tout particulièrement Android.

Google accusé par la Commission européenne

En avril dernier, la Commission européenne a reproché à Google de possibles pratiques anticoncurrentielles au sein de l’Union européenne, la faute la possibilité d’un abus de position dominante. La firme de Mountain View aurait exercé des pressions sur les opérateurs et fabricants d’appareils mobiles en leur imposant des restrictions. Google a imposé son navigateur de recherche Chrome sous Android pour permettre à l’utilisateur d’installer et d’utiliser le Play Store, le plus grand catalogue d’applications Android.

Ajoutez à cela l’obligation de signer un accord anti fragmentation qui oblige les constructeurs à ne pas proposer une version alternative d’Android sur aucun de ses appareils. Google doit donc répondre de ses accusations mais pour l’heure, il repousse constamment la date fatidique.

Encore un délai accordé pour Google

C’est la quatrième fois que Google se voit accorder une demande de délais supplémentaires. À l’origine, la société devait répondre de ses actes le 27 juillet dernier. La Commission européenne avait pourtant prévenu le géant que le second délai était le dernier, avant de lui en accorder un troisième, fixé au 7 octobre. Le quatrième délai autorisé repousse une fois de plus l’échéance, au 31 octobre prochain.

Il faut dire que Google risque une amende à hauteur de 10 % du chiffre d’affaires de la société, c’est-à-dire environ 7,4 milliard d’euros.

Google au coeur de plusieurs accusations

Outre ce chef d’accusation antitrust, Google fait l’objet de plusieurs accusations. Parmi elles, sa filiale scientifique Alphabet a été attaquée pour sa régie AdSense et son service Google Shopping, dont les délais ont été également repoussés. En Russie, Google a été définitivement condamné par la FAS (Federal Antimonopoly Service) pour abus de position dominante chez les smartphones Android. La société a écopé de 6 milliards d’amendes. La société fait également l’objet d’une enquête aux Etats-Unis pour un possible abus de position dominante.

La Commision européenne a fait preuve de beaucoup de patience avec Google, reste à savoir pour combien de temps encore.