Twitter a visiblement décidé de prendre le problème du harcèlement, et des insultes, à bras le corps. La politique du réseau social va se durcir pour ce genre de cas, si l’on en croit les remords exprimés par son CEO.

Dick_Costolo
En quelques années, Twitter s’est fait une réputation double. Si le site (et l’application) de microblogging ne connait pas un succès aussi fort que Facebook, par exemple, il est considéré comme une source d’information et de partage gigantesque, comme un flux RSS mais en plus convivial. Mais comme tout réseau à succès, Twitter doit faire face à des abus, et ce que l’on appelle vulgairement du « trolling ». Dans ce domaine, on ne peut pas dire que Twitter ait excellé, laissant souvent la porte ouverte à tous les abus malgré quelques outils de signalement de comportements offensants, insultants, pervers ou dérangeants.

Le site américain The Verge a visiblement mis la main sur un mémo interne du CEO de Twitter, Dick Costolo, qui exprime des regrets sur l’incapacité passée de Twitter à gérer ces cas particuliers. Dans le document, l’homme explique avoir « franchement honte de la façon dont nous avons traité ces questions pendant mon temps en tant que PDG. C’est absurde. Il n’y a aucune excuse à cela. Je prends l’entière responsabilité de n’avoir pas été plus agressif sur ce front. Ce n’est la faute de personne, mais la mienne, et c’est très gênant ». Un mea culpa tardif, mais qui laisse présager de nouvelles mesures pour lutter contre ce « fléau », d’autant que « le monde entier en parle tous les jours ».

C’est justement le fond de la pensée de Costolo, avec des déclarations suivantes qui vont en ce sens. Il écrit : « Nous allons commencer à bannir ce genre de personnes, et faire en sorte que personne n’entende ou ne voit leurs ridicules attaques ». Mais pas de panique, cette chasse ne concernera que les méchants « trolls », ceux chez lesquels on ne trouve aucune trace de second degré derrière les propos, sinon la tâche serait impossible…