Google vient de dévoiler un nouveau projet de sa branche Google X : Baseline Study. Il n’est pas tellement question de nouvelles technologies que de comprendre comment fonctionne un corps humain en bonne santé. Explications.

squelette

Google a dévoilé hier au Wall Street Journal l’un des nouveaux projets de sa branche Google X, Baseline Study («étude comparative» en français). Ce nouveau projet (ou Moonshot) consiste à prélever l’ADN d’une centaine de personnes afin de déterminer le profil type d’un patient en bonne santé. À terme, ces relevés permettront de mieux comprendre comment se déclenchent des maladies graves et mortelles, comme les cancers ou les crises cardiaques.

Que vient faire Google dans le domaine de la médecine ? Il va utiliser ses immenses serveurs et ses algorithmes pour savoir quand le corps humain commence à être malade. Le but de l’opération est d’abord de collecter de l’ADN d’une centaine (et plus tard, de milliers) de personnes puis d’analyser les données collectées sur ces personnes grâce à un algorithme. Elles permettront alors – et idéalement – de dresser le profil type de la personne en bonne santé et donc de mieux savoir quand la maladie commence. En d’autres termes, Google va utiliser la big data pour mieux comprendre le corps humain. Google précise également que les données recueillies sur les personnes seront entièrement anonymes.

Pour mener à bien ce projet, Google a embauché le docteur Andrew Conrad, un scientifique de 50 ans spécialisé dans la biologie moléculaire. Ce dernier à rejoint Google en mars 2013 et a depuis bâti une équipe de 70 à 100 experts (philosophes, biochimistes, ophtalmologistes ou biologie moléculaire) qui travailleront sur ce projet à l’avenir.

Il n’est pas étonnant de voir que ce projet un peu fou fait partie du laboratoire Google X. C’est ce même laboratoire qui abrite actuellement les concepteurs des Google Glass, de la voiture sans pilote, de Google Loon (pour permettre de connecter le plus grand nombre de personnes possible à Internet grâce à des ballons à hélium) ou encore des lentilles connectées.